Dee Gital, un jeune vidéaste plein de talent

SelfiezAprès avoir pratiqué la photographie de nu, Dee Gital s’essaie à la vidéo. L’appareil photo à l’oeil, les idées pleins la tête, des chansons dans le coeur et un crayon dans la main, c’est ainsi que naquit le premier court-métrage sous le nom de « Les Soleils Disparus« . Allons à la rencontre de cet artiste qui a la passion au creux de la main. 

De photographe de nu tu passes à la réalisation, est-ce que cela a toujours une volonté de ta part de lier les deux pratiques ?
Non, mais la pratique de la photo de studio m’a aidé sur la direction de modèle et ici d’actrice.

Ce premier court-métrage était-il un projet prévu depuis longtemps ?
L’idée de réaliser un court-métrage est venue il y a 4 ans, après avoir participé en tant qu’acteur au court-métrage d’un ami, Real Jessie. Un ami qui m’a ensuite énormément aidé sur le montage de ce premier court-métrage.

Qu’est-ce qui t’a poussé du projet à la réalisation ?
Il me manquait du «liant» pour assurer le court-métrage. Ce liant est arrivé en fin d’année 2015.

Peux-tu nous présenter ton court-métrage ?
Dans ce court-métrage, je souhaitais aborder la mélancolie, le regret de temps aimés.

La musique est très importante, comment l’as-tu choisi ?
La musique que j’ai choisie est même le liant que j’évoquais précédemment. Je l’ai d’abord écoutée avec les oreilles du fan de J.M. Jarre et de Moby que je suis depuis bien longtemps. Et après plusieurs écoutes, j’en étais arrivé à l’idée que cette musique serait mon fil conducteur. Tout y transpire la mélancolie, cette superposition rythmique portée par les synthés, la voie lente, triste, de Moby et ce texte…

Pourquoi avoir choisi un récit sans narration orale ?
Parce que la narration est d’abord porté par les images et par cette musique. Que traiter de la mélancolie c’est à mes yeux introspectif et qu’on est bien souvent seul face à ses souvenirs. Je cherchais à me connecter directement aux émotions, à faire appel à mon «cerveau limbique»…

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Quelles sont tes inspirations ? Tes influences ?
Hou la…

Peux-tu nous conseiller des courts-métrages que tu as aimés ? 
En court-métrage je regarde surtout des courts d’animation qui soit m’ont touché, soit m’ont bien fait rire. Pas mal de petites pépites au sein d’écoles d’art comme l’ESMA avec «Sweet Cocoon»

ou «Le château de sable»

ou Bachelor Infographie avec «Monsterbox».

D’autres qui se veulent plus pédagogiques, traitant de sujets délicats comme la schizophrénie.

La littérature te donne-t-elle des idées ? Si oui, peux-tu nous donner des exemples de titres et lequel t’a donné des idées ?
Parmi d’autres, les textes de C. Bukowski …

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Où as-tu tourné ? Pourquoi ce choix de villes ?
Il y a eu trois villes. Paris qui apporte son rythme effréné, Prague la douce, qui vient avec son calme apparent et ses souvenirs sensuels. Il y a enfin Batz-sur-Mer, qui nous présente un océan impétueux, sauvage, qui permet cette plongée dans les souvenirs.

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Combien de temps t’a-t-il fallu pour avoir les images nécessaires ?
Je dois avoir entre 5 et 6h de rushes.

Peux-tu nous parler un peu de la charmante comédienne ?
 Oui, bien-sûr. Nikola est une ravissante modèle tchèque que j’avais eu le plaisir de photographier à plusieurs reprises. Aussi, le scénario se précisant et connaissant son professionnalisme, je lui ai proposé de collaborer et elle a accepté. Etre filmée et être photographiée sont deux choses bien différentes mais elle a pleinement joué le jeu et je l’en remercie.

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Peux-tu nous parler du parcours que cela a été de passer de l’idée au concret ?
Le tout s’est étalé sur 8 mois environ. Je n’étais pas à 100% dessus durant tout ce temps, je continuais mes projets photos. J’ai pris le temps de laisser mûrir l’idée, jusqu’à trouver la musique et avoir tout le scénario. Ensuite l’acquisition de matériel, l’organisation du séjour à Prague se sont fait rapidement sur la fin d’année, suivi des prises de vues sur Batz-sur-Mer et Paris. Le tout pour arriver en début d’année chez l’ami Real Jessie et monter le film.

Question pratique, avec quoi as-tu tourné ?
Le tout n’est pas hyper encombrant, mais un peu quand même… J’ai réalisé ce film à l’aide de mon appareil photo, un reflex numérique. Un appareil suffisamment récent pour autoriser les films HD. Pour la plupart des plan en mouvement, je disposais également d’un stabilisateur et pour les plans fixes, d’un trépied. La post-production a été assurée à l’aide d’un ordinateur puissant.

Si tu devais des conseils à des personnes comme toi qui souhaite se lancer dans un court-métrage que leur dirais-tu ?
De le faire!!! C’est le pied total. De l’écriture du scénario à la post-prod, en passant par le tournage, tout participe à la joie de la réalisation.

Peux-tu nous parler de ton prochain court-métrage ?
En fait,  j’en ai plusieurs en cours d’écriture. Je travaille sur une série avec l’ami Real Jessie. Plus de charme ou de nostalgie. Plutôt de la violence dans le monde de l’entreprise mais je n’en dirai pas plus pour l’instant…

Est-ce que le fait de tourner change ton regard pour faire des photographies ?
Non. Mais il m’en éloigne peut-être un peu. Car je m’amuse plus en faisant ces courts-métrages.

Les Soleils Disparus

 

 Retrouvez Dee Gital sur internet ou sur Facebook

 

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