La vie secrète de Walter Mitty – James Thurber

Unknown-64ème de couverture
Lire Thurber est un malicieux plaisir : cet écrivain et dessinateur – qui fut l’un des grands talents et l’un des piliers du prestigieux New Yorker– a un sens considérable du dialogue et de la repartie. L’écriture est fluide, nette, souple, et le ton fantaisiste et désinvolte. D’une redoutable clairvoyance, le caricaturiste, quand il écrit, fait mouche.
La Vie secrète de Walter Mitty en est le parfait exemple : ce recueil de vingt-trois nouvelles et six fables animalières présente des personnages fantasques et naïfs empêtrés dans des situations d’une comique absurdité. Tel Walter Mitty, le héros d’une nouvelle éponyme, qui après avoir roulé en silence jusqu’à Waterbury et déposé sa femme chez le coiffeur, part faire quelques courses et se jette dans des divagations toutes plus loufoques les unes que les autres. Devenant tour à tour capitaine de navire, médecin ou tireur d’élite, il nous place en témoin privilégié de ses vies secrètes.
Le succès de ce grand classique de l’humour américain du xxe siècle s’est d’ailleurs poursuivi au cinéma avec la célèbre adaptation en 1947 de La Vie secrète de Walter Mitty,de Norman McLeod.
Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

Dès 1926, James Thurber devient un auteur et dessinateur phare du fameux journal américain le New Yorker. Considéré comme un des plus grand humoriste dans son pays, il reste assez méconnu en France. En 2008, la maison d’édition Robert Laffont réédite l’ouvrage de 1963 parût chez Julliard.

Le titre du livre La vie secrète de Walter Mitty fait référence à un film dernière sortie au cinéma de Ben Stiller. Cette nouvelle de 11 pages a bercé la jeunesse de l’auteur et réalisateur. Une accroche qui m’a inciter à découvrir l’histoire. Mais voilà, le plaisir n’était pas vraiment au rendez-vous. Après avoir lu la très longue et dithyrambique préface de Jacques Sternberg de 1963 me vantant la qualité d’écriture et surtout cet humour incontournable, j’avais une mise en bouche alléchante. Je passe au dessus de la désagréable mise en page du livre. Je lis la première nouvelle et là le drame. Mais qu’est-ce que M. Sternberg à consommer pour rédiger une telle éloge.

Me revient en mémoire la lecture d’un autre chroniqueur ami de l’auteur, Robert Benchley avec L’expédition polaire en bicyclette qui était aussi selon l’auteur de la préface un incontournable à lire. Un doute m’assaille. La lecture avance et la certitude que ce n’est pas drôle me conquière. Cela devait soit correspondre à un humour d’une autre époque ou d’un autre pays ou les deux.

J’ai apprécié quelques nouvelles pour leur absurdité notamment celle nommée Dialogue avec  un lemming où un chercheur sur les lemmings (rongeur) discute avec un lemming chercheur sur l’Homme.
« Et, comme vous, il n’y a pas plus, dans mon sujet, qu’une seule chose que je parvienne pas à comprendre.
– Et c’est? demande le lemming.
– Je ne comprend pas, dit le savant, pourquoi vous autres, lemmings, vous précipitez tous vers l’océan et vous y noyez. 
– Comme c’est curieux, dit le lemming. La chose que moi je ne comprends pas, c’est pourquoi, vous les autres, humains, ne le faites pas! »
Et j’ai trouvé assez cocasse la nouvelle Le mystère du meurtre de Macbeth où une passionnée de roman policier se retrouve à devoir lire La Tragédie de Macbeth de Shakespeare. Le lendemain de sa lecture, elle souhaite partagé son ressenti avec un autre pensionnaire de l’hôtel. Elle sait qui est le meurtrier. Cette déclaration va amener une discussion assez surprenante entre les deux personnages.

Une lecture en demi-teinte qui va m’inciter à faire très attention au prochain choix de lecture d’auteurs comiques américains des années 30. A moins bien entendu, de faire un comparatif avec les incontournables auteurs comiques français de la même époque. Je vais me contenter de continuer, pour l’instant, ma lecture hasardeuse. Le livre ne va rester dans ma mémoire et c’est avec une grande satisfaction que je vais aller le rendre à la médiathèque.

Mon avis du film sortie en 2013 de et par Ben Stiller

wonder

3 réflexions sur “La vie secrète de Walter Mitty – James Thurber

  1. Pingback: Mon auto-chalenge – 200 livres en 2014 | 22h05 rue des Dames

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s