Visite guidée de l’exposition Albums au musée de l’histoire de l’immigration

affiche_albums Le musée de l’histoire de l’immigration accueil jusqu’au 27 avril 2014, une exposition temporaire nommée Albums. L’objectif est de présenter des planches, des croquis, des dessins, des films d’animation autour d’auteurs et de dessinateurs d’origine étrangère venus en France. A travers le média bande dessinée, on va découvrir l’immigration autrement.

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La visite guidée peut alors démarrer. Tous le monde est pourvu de son oreillette, la découverte de l’exposition peut se faire. Elle débute avec les premières planches d’une bande dessinée, Un monde libre,  qui sera publiée l’année prochaine de Halim Mahmoudi. C’est une auto-fiction qui raconte la vie de ces parents venus d’Algérie qui vivent dans un bidonville. A travers le récit de ces parents, de la première manifestation contre le couvre-feu pour les algériens, un conte se crée en toile de fond qui a pour moral que l’on peut s’en sortir lorsqu’on nous tend la main. De l’amour, va naître se dessinateur.

imm2Puis direction, une nouvelle bulle consacrée à la bande dessinée américaine. En effet, les premières bandes dessinées ont été soit influencés par les nouveaux migrants soit rédigées par les enfants de migrants. Cela débute avec George McManus devenu millionnaire grâce aux courses qui dresse le portrait d’un univers ouvrier avec son personnage Jiggs. Puis avec Will Eisner qu’il présente à travers son héros The Spirit ou autre, la difficile cohabitation entre les différents migrants. Les différentes vagues installées détestent la nouvelle qui arrivent créant ainsi des conflits. Le seul moment où ces conflits s’apaisaient était durant les grèves.

 

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La bulle suivante se dirige au début vers la France avec René Gosciny, né quinze jours à la suite de la naturalisation de ces parents. Il va également vivre aux Etats-Unis après le décès de son père. C’est d’ailleurs là-bas qu’il va avoir l’idée de créer le fameux Lucky-Luke. Il va aussi participer à la création du fameux magazine Underground Mad. Il va côtoyer dans l’espace  José Munoz de l’école argentine dans les années 40 et Baru.

L’espace devient plus étroit, des auteurs plus récents sont présentés. On débute avec Farid Boudjellal connu pour son Petit Polio, inspiré de sa jeunesse et des histoires de famille. Une planche extraite du tome 2, montre la grand-mère de Petit Polio qui lui montre une photo de sa famille. Mais il se trouve qu’elle est l’unique survivante de sa famille du génocide arménien. Un très beau et touchant témoignage.

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Puis la fameuse et très connue Marjane Stratrapi qui a bien voulu prêter uniquement des esquisses pour l’adaptation de sa bande dessinée en film. Elle a ouverte la porte à de nouvelle dessinatrice.

Clément Baloup possède deux cultures qui lui ont permis de s’intéresser, bien que tardivement à l’histoire du pays d’origine de son père. Il présente des recueils de témoignages de migrants, principalement de femmes.

Enki Bilal, est venu avec sa famille retrouver son père ancien sculpteur de Tito. Il parle de son traumatisme du déménagement et de la douleur de la guerre qu’il a connu. D’ailleurs cela se ressent dans son oeuvre.

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La visite guidée va se terminer à la suite de la première partie de l’exposition. La seconde partie présente des genres littéraires comme l’auto-fiction, le western ou la bd-reportage. Et la troisième partie se définit ainsi selon le commissaire de l’exposition :

« Pour finir, l’exposition envisage images et archétypes de la figure du migrant et analyse les différentes phases migratoires, depuis le départ jusqu’à l’éventuel retour et aborde le voyage, l’arrivée sur place et l’installation.

Des raisons politiques, économiques ou personnelles, poussent le migrant à quitter son pays d’origine pour s’installer ailleurs. Dessinateurs et scénaristes racontent ces parcours par le biais d’images caractérisées par des constantes. La figure dessinée de l’immigré à changé au fil du temps, le travailleur masculin laissant peu à peu place à des figures plus variées et notamment féminines.

Cependant, la représentation des trajets et des parcours présentes des similarités. Les récits sont souvent rythmés en trois temps : le départ, le voyage et l’arrivée sur la terre d’accueil. »

J’avoue avoir été un peu déçue par cette visite guidée car je n’ai pas appris grand chose. L’exil est un sujet très important et en visitant l’exposition, on prend conscience de cette aventure. Je m’attendais à trouver une perspective dans l’Histoire de ces flux migratoires. Cependant, cela reste une belle exposition très bien muséographiée et une belle balade dans le 9ème art.

 

 

Lien direct vers l’exposition : www.histoire-immigration.fr

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