
Les amitiés doivent parfois faire face à des complications. Jeremiah et Kurdy en savent quelque chose et tout ça pour de l’argent. Au final, de cette aventure, chacun devra prendre un nouveau départ.
4e de couverture
Dans la petite ville ou séjourne Kurdy et Jeremiah, la famille Toshida règne.
Le père est le grand magnat du pétrole (une denrée extrêmement rare en ces temps post apocalyptiques) dans le région. Son oiseau des îles, sa perle, sa cerise d’orient, Léna Toshida fait des siennes dans les parages mais personne n’ose lui opposer résistance. D’autant plus qu’elle est accompagnée d’un colosse qui lui sert de garde du corps : Max.
Prétextant un complot visant à capturer la jeune fille, Kurdy entraîne son partenaire dans une basse histoire de rançon et profite de la révolte d’un employé d’hôtel en rogne contre les Toshida pour passer à l’action. Mais ça tourne au vinaigre et humanoïdes se fait attraper alors que Kurdy emmène la belle dans les marais avoisinant. Mais dans ces lieux mystérieux perdure une sombre légende de créatures non humanoïdes… Des péripéties en perspectives.
Mon avis
La déception a été de mise dans cet album encore une fois. Pourtant, le début a bien commencé. Kurdy enlève Léna Toshida, fille d’un magnat local du pétrole, soit disant pour la sauver d’autres criminels. Sauf qu’il avait une autre idée en tête. Il demande une rançon d’un gros montant. Un bon moyen de se faire un peu d’argent rapidement pour se renflouer. Seulement, Jeremiah n’était pas informé de cela. Ce choix stupide de son ami le blesse profondément. Pourquoi fait-il un tel acte de malhonnêteté? Hermann a choisi déjà de nous tirer le portrait d’une jeune femme égocentrique et méprisante. Comme son père est important, alors est-ce si important qu’on l’enlève? On la voit être souple avec son corps ce qui donnait l’impression qu’elle savait se battre. Une fois enlevé, la voilà totalement chétive et peureuse. L’image de la femme objet qui est forcément sexualisé. On peut se rassurer qu’au moins on la voit assez peu totalement dénudé. Il faut respecter certaines obligations pour satisfaire le lecteur mâle car en soit, cela ne sert à rien. C’est totalement gratuit. Cela interroge d’ailleurs quand on sait que le nombre de cases est compté.
Encore une fois, l’histoire n’est pas aboutie. Le bédéaste installe une ambiance avec cette idée d’algue et d’êtres étranges qui vivent dans ce lieu. Il y a même des personnes qui disparaissent. Donc forcément le duo va y aller et on mieux voir ceux qui y vivent. On pourrait qu’ils vont être au coeur du récit et du mystère. L’album se nomme : « Les eaux en colère ». Surtout on y voit un grand potentiel dans les rebondissements. Est-ce en lien avec la bombe atomique? Au final, ils s’en sortent grâce à des torches enflammées. C’est ce à quoi on s’attendrait. On se contente alors du travail très visuel des mangroves. Les paysages restent très beaux. Pour la première fois, on découvre une voiture et avec un style rétro-futuriste. Les couleurs entre jaune et vert créent une ambiance étrange et malfaisante. Donc quand il coupe dans l’intrigue pour respecter un certains nombres de page, cela nuit à la dynamique globale. La fin encore une fois donne envie de poursuivre. Le cliffhanger nous incite à poursuivre la série. Est-ce que Jeremiah et Kurdy vont vraiment se séparer? Et qu’est-ce qui va les faire se retrouver?
Une lecture qui nous emporte et que l’on aurait aimé plus aboutit. On ne doute pas des talents d’Hermann, on regrette de ne pas en profiter pleinement.
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