
Spirou et Fantasio partent à l’autre bout du monde pour faire un reportage surprenant. Ils veulent montrer des gorilles dans leur milieu naturel. Toutefois, plus d’un, vont lui mettre des bâtons dans les roues.
4e de couverture
Nos deux aventuriers partent faire un reportage sur les gorilles du Mont Kilimaki. Des malfrats craignent qu’ils ne découvrent leurs activités.

Mon avis
Se plonger dans une bande dessinée qui se déroule en Afrique à l’époque de Franquin, fait grincer des dents. Représenter des individus noirs avec les clichés de l’époque, qui malheureusement perdure, avec les grosses lèvres et le français très approximatif dérangent. Les blancs maîtrisent tous les biens de valeurs sur place. D’un côté, le gentil qui semble respecter les autochtones et l’autre avec des exploiteurs qui pillent de l’or tout en rendant esclave les habitants. Bien entendu, Spirou et Fantasio mettent fin au vol des richesses et de la maltraitance humaine, assez facilement. On peut se dire les gentils gagnent. Mais se limiter à ça est très simpliste. On devrait interroger l’éthique de la démarche des héros. Surtout que leur reportage reste tout de même porter sur des gorilles. C’est plus intéressant que la criminalité local par des blancs. On dirait même que c’est secondaire et que c’est presque normal. Même si on s’intéresse à l’article publié, il n’y a rien à dire par rapport aux animaux. Ils ne cherchent pas à comprendre comment ils vivent, comment les protéger, qu’elles sont les dangers… Seul des photos extraordinaires et rares comptent. On vient à se demander de la qualité de journaliste. Par chance le Marsupilami propose quelques scènes comiques toujours empreintes de violence. La fin est bâclée et facile. On se dit tout ça pour ça? Pour la seconde histoire, cela manque aussi d’intérêt. Une histoire de voiture, de posture sociale avec la fameuse turbotraction. Après des clichés sur des noires, en voilà sur des arabes avec le sheikh Ibn Mah-Zoud. Homme, 50 ans, avec un keffieh, puissant, grossier et odieux, qui possède une passion pour la conduite. C’est le pire conducteur au monde et provoque de nombreux accidents. Grâce à une vieille voiture qui ne peut faire d’excès de vitesse, le voilà l’homme le plus heureux du monde. Le bédéaste fait même à un clin d’oeil à Gaston Lagafe.
Un album qui montre un état d’esprit d’une autre époque qui dérange dorénavant.
L’avis de Belette : « Les dessins de Franquin sont détaillés, nets, précis et donnent le ton à cet album aux saveurs africaines. Les décors nous donnent la sensation d’y être. Franquin avait le soucis du détail et de la perfection. »
Répondre à belette2911 Annuler la réponse.