Pour certains, être professeur est une vocation. Albert Algoud a débuté comme ça avec l’amour de transmettre. Puis c’est l’humour qui a pris le dessus.

4e de couverture
Albert Algoud (ex-plume de la grande époque Canal +) raconte à Florence Cestac ses années folles où jeune prof fraîchement diplômé, au début des années 1980, il atterrit dans le trou du cul du monde : un bled de Haute-Savoie.
Anticonformiste, faisant fi des vieilles lunes éducatives, Algoud est le pendant foutraque de l’enseignant Daniel Pennac (Chagrin d’école). Comme quoi, un bon enseignant, ça peut vraiment changer des vies, à commencer par la sienne !

Mon avis
Quand on voit le duo de choc derrière l’album avec Albert Algoud et Florence Cestac, on s’attend à quelque chose de percutant et de provoquant. Mais les choses restent très gentil et mignon sur un parcours de vie. Albert Algoud sort avec un diplôme en poche et le voilà professeur dans un collège. L’enthousiasme n’est pas vraiment là au début puis progressivement il trouve ces marques. Il arrive à titiller la curiosité des élèves pour la littérature. Malgré des bâtons dans les roues, il fera jouer du théâtre dans sa classe, il montrera de l’art contemporain même avec du nu, il fera visionné « Elephant man » pour bousculer ces matières grises. La solidarité avec d’autres enseignants l’aide à garder le cap. Néanmoins, il manque un brin de folie. Quand le bonheur des rencontres l’intégrera à « Hara kiri » puis Canal +, il laisse tomber l’enseignement. Une vie à son image avec de la folie, de la rébellion et de l’humour s’ouvre à lui. Même si sa carrière a été brève, il a marqué des gamins, pas habitués à cette interactivité.

On ne voit pas trop le but de cet album. C’est plein de bons sentiments et tout semble assez facile. Et on va assez vite pour respecter un certain nombre de pages. On aurait voulu plus de récits cocasses avec les enfants ainsi que des rencontres avec des parents mécontents et le directeur fâché. Tout comme, toutes les aventures qui semblent assez riche dans le monde de l’humour. On sent un homme de potentiel qui possède un très grand sens de la dérision que l’on ne retrouve pas. Le voyage dans une gentillette bulle du passé manque d’audace, de provocation, d’espoir et surtout de rire. A aucun moment, nous n’avons envie de rigoler. On se contente juste d’un bref sourire. Le moment est agréable d’autant plus avec les références à Pennac et le dessin si reconnaissable de Florence Cestac. On referme le livre simplement et il restera dans la boîte à oublie.

Une bande dessinée simple, légère qui change les idées et puis s’oublie.

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