Il existe de nombreux emplois du soin indispensable. Pourtant, il sont souvent invisibilisés et peu rémunérateur. Allons à la rencontre de ces femmes qui changent des vies au quotidien.

4e de couverture
La vraie vie des travailleuses essentielles.
Valérie est technicienne d’intervention sociale et familiale ; Marie-Basile, aide à domicile ; Angélique, assistante maternelle ; Marie-Claude, aide-soignante ; Rachel, accompagnante éducative et sociale ; Julie, éducatrice spécialisée ; Séverine, auxiliaire de vie sociale ; Marie-Ève, assistante familiale. Huit femmes parmi les trois millions de travailleuses  » essentielles  » que la crise sanitaire a mises en lumière. Pendant deux ans, Vincent Jarousseau a cheminé à leurs côtés. Il restitue ici leurs propos. Pour rendre compte de leurs conditions de travail et de vie, faire ressentir la complexité et la diversité des expériences, et adopter le point de vue de celles qui créent du lien dans nos sociétés.

Mon avis
Vincent Jarousseau a décidé d’aller à la rencontre de huit femmes qui occupent des emplois du monde social. Valérie, technicienne d’intervention sociale et familiale ; Marie-Basile, aide à domicile ; Angélique, assistante maternelle ; Marie-Claude, aide-soignante ; Rachel, accompagnante éducative et sociale ; Julie, éducatrice spécialisée ; Séverine, auxiliaire de vie sociale et Marie-Ève, assistante familiale jouent un rôle indispensable dans le quotidien des gens qu’elles accompagnent. Elles font des toilettes quotidiennes, des ménages chez des personnes en mobilité réduite, du lien au sein des familles en difficulté, accueille des enfants chez elle… Des petites choses qui permettent à bien des citoyens de pouvoir avancer dans la vie à leur rythme donc elles sont des rouages important et nécessaire.

Néanmoins, elles sont rarement mises en avant, bien au contraire. Ces métiers manquent d’attractivité, principalement à cause d’un salaire assez peu élevé et de l’image négative véhiculée. Pendant le Covid, leurs métiers avaient été évoqués par les pouvoirs publics soulignant le courage de ces personnes. Elles ne pouvaient pas rester à la maison à attendre. Les individus aidés et accompagnés ne peuvent pas rester isolée et seuls. De leur présence dépend la vie de bien des habitants. Cette stigmatisation contribue aussi à la démotivation de ces employés motivés et impliqués. Uniquement le bénéficiaire se rend compte de leur chance d’être accompagné.

Le choix du récit est vraiment très original et audacieux. Il débute avec une présentation type carte d’identité suivi d’une courte bande dessinée qui raconte leur jeunesse et ce qui les amené à faire leur métier ensuite on entame le roman photo. Une orientation esthétique assez rare d’autant plus avec un format assez grand et une couverture cartonnée. On l’a trouvé dernièrement dans quelques ouvrages humoristes et absurdes notamment avec Fabcaro. Les photographies commentées facilitent l’immersion de lecture et la vraisemblance. Il n’est pas question de fiction ici. Sans oublier que c’est plus accessible que la bande dessinée, même si le roman photo est catégorisé en bd.

On nous dévoile la vraie vie dans le social avec des gens passionnés et bienveillants travaillant dans des conditions précaires. Ils se trouvent principalement dans des zones géographiques où les industries de type charbon ont disparues. La pauvreté et la violence sont prégnantes. Difficile pour la population de se projeter à long terme. On est touché par ces femmes qui mettent tout leur coeur à l’ouvrage. Derrière cela reste difficile de concilier vie professionnelle et vie personnelle sans omettre sa santé. Il ne faut pas s’oublier ni sa famille et ni ces proches.

Un ouvrage très pédagogique que l’on doit mettre à disposition dans les bibliothèques, les médiathèques aussi bien municipales que scolaires que dans celles des entreprises. Bien entendu aussi le proposer aux politiques qui votent les lois qui vivent souvent dans leur bulle loin de la réalité du monde. A ce qui paraît se ne sont pas les managers les métiers les plus utiles. Le covid en a été une preuve plus que flagrante. Et les IA ne peuvent pas remplacer ce contact humain au combien nécessaire et vital.

Un livre étonnant et mémorable qui nous montre le vrai sens de l’humanité dans tous les sens du terme.

2 réponses à « Les femmes du lien – La vraie vie des travailleuses essentielles – Vincent Jarousseau et Thierry Chavant »

  1. Avatar de Light And Smell

    Merci pour cette découverte. Je note l’ouvrage et vais le conseiller autour de moi. Il est important de mettre en avant ces métiers indispensables et pourtant si mal réconnus.

    1. Avatar de noctenbule

      Surtout quand c’est aussi bien fait. 2 ans de boulot pour montrer l’humanité, c’est incroyable;

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