
La fine équipe continue sa quête. Malheureusement, c’est difficile de trouver les coupables. Frigiel devient fragile et risque de glisser de l’autre côté de la force.
Frigiel a bien du mal à se remettre de la mort de son grand-père. Surtout qu’il s’est sacrifié pour le groupe face au Warden. C’est tellement injuste. La disparition d’Ernald l’incite à rester toujours en colère. Cela s’amplifie d’autant plus que les coupables, la corruption, sont difficilement attrapables. Pour y arriver, le héros doit trouver la fameuse voie de la lumière. Mais où est-elle? A quoi ressemble t’elle? Comment y accéder? Trop de questions sans réponse et sans élément concret. Abel décide d’aller chercher de l’aide pour son ami. Il ne peut pas rester ainsi, morose, silencieux et énervé. Keyzac arrive pour guider Frigiel sur le chemin de la paix. Il doit débuter son voyage intérieur avec le feu des âmes couché sur un lit spirituel. Quand il se réveille dans un monde parallèle, il vit quelque chose d’incroyable. Il doute même de la vraisemblance de la situation. Mais comme on lui propose de redonner vie à son papi, il est prêt à tout. Ce choix le mène sur une pente savonneuse…. Jusqu’où irait-il?

Quand on découvre la couverture, on est surpris. Voilà une approche bien différente de tous les tomes précédents. Avant c’était bien léger et joyeux. Dorénavant, on passe du côté obscur de la force. La référence à Stars Wars est à peine voiler. Surtout que Frigiel est accompagné de tout ces ennemis avec un air déterminé. Rien que cela nous interroge. Le récit n’est plus à destination des petits. Les lecteurs grandissent avec leur héros. Et le sujet de la mort est très prégnante. Pour refaire vivre son proche, le héros tant aimer dépasserait l’entendement. Qu’importe s’il faut développer l’esclavagisme dans son village d’origine et même tuer ces propres amis. Voilà une démarche plus adulte et plus sombre. Jean-Christophe Derrien a vraiment fait évoluer ses personnages avec des thèmes plus concrets et un aspect psychologique plus fin. Rassurez-vous, tout finira très bien pour tout le monde. Parfois, il faut explorer l’improbable pour accepter une réalité et trouver la lumière dans son coeur. Arianna Sabella fait légèrement évoluer son dessin ce qui permet de donner plus de densité à l’ensemble. C’est en harmonie avec le scénario. Leur travail nous incite à vouloir poursuivre la série.
Une aventure dense où l’on n’a pas le temps de s’ennuyer.

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