Une série de meurtres plus horrible les uns des autres défie les policiers japonais. Sawamura est au coeur de l’intrigue même s’il ne maîtrise pas toutes les ficelles. Qui est ce criminel hors pair?

4e de couverture
Une femme dévorée par des chiens, un homme découpé en petits morceaux… Une série de meurtres, un seul indice… une signature sur chaque scène, un petit message laconique, un verdict inscrit sur un papier. Le lieutenant Sawamura, secondé par le sergent Nishino, enquête mais manque cruellement de pistes. Et pour ne rien arranger, Sawamura n’arrive plus à joindre sa femme qui a quitté le domicile conjugal avec leur fils…

Museum T1 - Par Ryôsuke Tomoe - Pika

Mon avis
On devait se douter qu’il allait se passer quelque chose de louche et d’horrible. La première page débute par la définition du mot lynchage : « Action de mettre à mort sommairement quelqu’un ou lui faire subir des violences sans jugement régulier, en parlant d’une foule, d’un groupe ». Puis nous faisons la rencontre de l’inspecteur Sawamura à travers des éléments du passé. Son travail reste toujours prioritaire par rapport à sa famille. Son petit garçon le réclame souvent. Cela devient une vraie souffrance pour l’épouse d’être seule à l’élever. Surtout que le lieutenant ne fait même pas en sorte d’être là pour les moments importants tels les anniversaires. Avec la découverte d’un cadavre d’une jeune femme dévorée vivante par des chiens, son temps sera d’autant plus restreint. C’est peut-être aussi bien qu’elle soit partie avec leur fils. Mais c’est une des cibles du tueur en série. Elle a été juré et cela suffit à être condamné. Du moins, pas tout de suite contrairement aux autres qui sont morts. Ryôsuke Tomoe ne ménage pas le lecteur en montrant les cadavres et des crimes en cours. Ame sensible s’abstenir.

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Le mangaka alterne intelligemment le point de vue du criminel et des acteurs de la police. Ainsi cela fait monter la tension dramatique du récit. Les pages se tournent patiemment car nous ne savons pas à quoi nous allons assister. On sait qu’il faut éventuellement le lire seul chez soi un jour de pluie. Il y a un petit risque de cauchemars. On risque de penser au nombre de morceaux de corps humains nécessaire pour faire son poids de naissance. Ou encore à un corps qui chute en tombant de plusieurs étages tout en étant ligoté. La représentation très réaliste permet plus facilement de prendre de la distanciation. Nous sommes dans une fiction très bien écrite et palpitante. Nous avons envie de poursuivre pour avoir notre happy end bien mérité. Nos nerfs vont pouvoir ainsi se reposer.

Un premier tome passionnant et saisissant qui mêle fascination et horreur. Les fans de polar vont adorer.

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