Tara – Tome 2 – Manger local aux Boréales – Anne-Gaëlle Morizur, Gwénola Morizur et Séverine Lefèbvre

Tara se fait une grande joie de venir aux Boréales. Elle va pouvoir retrouver son père, ses amis et son petit ami. Pourtant rien ne se passera comme elle l’espérait.

L’enthousiasme est à son apogée pour Tara. C’est enfin les vacances d’automne ce qui signifie qu’elle va enfin pouvoir retourner sur l’île des Boréales. Quel plaisir de retrouver son père mais surtout ces amis et plus particulièrement Max. D’autant plus que le lieu s’anime pour le festival Tropical. Pourtant les retrouvailles tant attendues ne se déroulent pas du tout comme prévu. Pourquoi Zénaïde et Max sont-ils si distants? Pourquoi font-ils tant de cachoteries? Ils ont changé en son absence. Même Johnny le phoque a dorénavant une petite amie. Tara est-elle toujours la même? Par chance, son entourage est de bon conseil pour l’inciter à se poser les bonnes questions. Il ne faut rester sur ces positions et essayer de comprendre les autres. Grâce à ça, les tensions finissent pas s’apaiser. Ainsi, elles se soutiennent pour aider à faire face à la catastrophe qui touche l’île. La tempête la coupe totalement du continent. Par conséquent, comment avoir les fruits tropicaux? Quelle drôle d’idée de ne pas privilégier la saisonnalité et de ne pas consommer les productions adaptées et en local. Le circuit court devient la solution pour satisfaire les touristes et éventuellement lancer une nouvelle économie plus raisonnée et respectueuse de la nature. Tara est ravie de faire partie des individus généreux et bienveillants qui contribuent à créer des liens. Au final, ces vacances ne sont pas si nulles.

Quel plaisir de retrouver le trio créatif dans une nouvelle aventure de Tara. Après avoir abordé le recyclage sur une île bretonne, maintenant ils évoquent le manger local. Le principe de la terre à l’assiette prend ici tout son sens. Pourquoi faire un festival en automne sur des fruits tropicaux en Bretagne? D’autant plus, quand il existait un festival d’automne qui permettait de valoriser la production local. Ainsi on met un coup de projecteur sur la difficulté de survie économique des producteurs. Même s’il y a moins de touristes pour acheter leur production, les fruits et légumes eux continuent à pousser. Les locaux s’intéressent à des produits venus du continent, cela semble absurde. Anne-Gaëlle et Gwénola Morizur propose une alternative. Bien que cela soit le sujet fil rouge de la bande dessinée, elles n’oublient pas de raconter les turpitudes d’une adolescente qui doit faire face à son égo et ses hormones. Aucun doute que les lectrices vont s’identifier à elle. Au niveau graphique, Séverine Lefèbvre s’affirme dans son graphisme et surtout dans la mise en page très dynamique. Elle occupe tout l’espace sans obligatoirement laisser des espaces blancs. Pour le dessin par contre, certains jeunes risquent d’être dérouté par rapport à des publications jeunesses assez formatés et lisses. Ici les personnages ont une identité différentes tout en étant très réaliste. L’ensemble est très cohérent et plaisant. D’ailleurs, on a hâte de lire la suite.

Une bande dessinée très agréable à lire qui sait sensibiliser avec beaucoup de délicatesse et d’intelligence.

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