Les mains de Ginette – Olivier Ka et Marion Duclos

Jusqu’où l’amour peut-il mener quand on est jalouse, possessive et colérique? Ginette ne le sait que trop bien et elle a payé le prix cher. Maintenant sa vie a perdu de sa saveur.

4ème de couverture
Le scénariste Olivier Ka explore avec finesse la jalousie, le manque d’amour et ses conséquences dans les rapports humains. Un récit sensible porté par le trait musical et coloré de la talentueuse Marion Duclos.La Crabe fait peur, ses mains ressemblent plus à des pinces qu’à autre chose, à peine deux doigts comme des antennes collées sur des boursoufflures. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Il fut une époque où on l’appelait encore Ginette, une époque où elle était la femme de Marcelin le droguiste, une époque où Marcelin était fou amoureux de ses mains…

Mon avis
La couverture ainsi que le titre donnent très envie de savoir qui cette Ginette et qu’est-ce qu’on de particulier ces mains. Le dessin et les couleurs assez douces de Marion Duclos annonçaient une jolie histoire, toute mignonne. Et là, la déception a été de taille puisqu’il n’y rien de très merveilleux dans le récit. Olivier Ka amène progressivement le sujet qui nous mène à son personnage central. Dans un petit village, les habitants se méfient d’une grand-mère surnommée « le Crabe ». Et progressivement, on s’aperçoit que derrière cette femme, un passé assez sombre apparaît. Marcelin, le gérant de la droguerie, passionné par les gants, découvre l’amour en regardant des mains. La femme au bout de ces doigts si parfait étaient possessive, jalouse, autoritaire. Une violence prend la place et étouffe chaque parcelle de bonheur. Un sujet assez rarement abordé dans le 9ème art et d’autant plus du côté masculin. Les hommes battus sont aussi des victimes qui dénoncent leur bourreau occasionnellement. La souffrance est pourtant bien là, au quotidien. Les marques deviennent visibles et l’entourage joue un rôle dans la prise de conscience. Ce qui va être le cas dans cette fiction très réaliste même si la fin n’est pas obligée d’être semblable. Une lecture qui percute, qui dérange, qui interroge sur un sujet tabou qui ne le devrait pas. Rien ne justifie de battre une personne.

Une bande dessinée qui sous des aspects chaleureux cache une bien sombre histoire de violence conjugale.




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