Journal d’un garçon – Colas Gutman

La rentrée en seconde est toujours le signe d’un nouveau départ. Et Paul n’échappe pas à cette règle tous ces compères et ces nouveaux amis. C’est l’occasion de vivre de nouvelles aventures.

4ème de couverture
16 septembre : La belle au bois dormant est sortie du couloir. Je me suis renseigné. Elle s’appelle Lisa Tapir, elle est en terminale A3 théâtre, autant dire inaccessible pour un seconde 6 indéterminé. Elle ne m’a pas vu tout de suite. Je lui ai tenu la porte et je lui ai dit : Ils pourraient faire des portes moins bruyantes, en mettant des gonds plus souples ! J’ai repensé au test de ma sœur pour savoir quand on tombe amoureux : cœur qui bat plus vite, mains anormalement moites, volonté de faire des phrases très compliquées pour faire style (voir plus haut), impression de ne pas avoir le bon tee-shirt, le bon pantalon, les bonnes chaussures. En fait d’être un plouc face à la personne la plus belle que vous ayez jamais rencontrée. Je me suis dit que je répondais positif à toutes les questions du test.

Mon avis
Quand j’ai vu la couverture, j’ai eu envie tout de suite de le lire. Surtout qu’un enfant d’un de mes amis va rentrer en seconde et que par conséquent ce livre pourrait être un chouette cadeau. L’approche par un journal intime me semblait assez bien. Quand les jeunes lecteurs sont un peu septiques sur la lecture, cela leur permet de se dire qu’il s’arrête à la description d’une journée ou d’un mois. Le récit se déroule sur une année scolaire. Le héros, Paul Krazcshlupovski, arrive en sixième, sympathise avec un gamin dont il ne cherche même pas à apprendre son nom. Il le surnomme David Pujadas. Quel pré-adolescent sait qui il est? Tout comme la référence à Roch Voisine ou à Jessica Fletcher. D’ailleurs, est-ce qu’à une époque cela avait-il un sens? Bref, il tombe amoureux de la plus belle fille du lycée qui est en terminal. Lisa ne veut pas de lui, trop jeune, trop immature. Pour se rapprocher d’elle, il s’inscrit au club théâtre. A la maison, le garçon partage sa chambre avec son demi-frère et habite chez sa belle-mère, enceinte de son nouveau demi-frère. Sa mère voyage dans le monde et l’appel parfois. L’auteur a posé de nombreux éléments scénaristiques pour en faire une histoire avec pleins de rebondissements, de conflits, de réconciliation… Toutefois, on ne voit rien de cela. Le héros reste assez morose, fade, égocentrique, narcissique et sans saveur. Les sous-entendus homophobes m’ont beaucoup dérangé car jamais contrarié. « C’est une fille, un pédé ou une fille pédé ». S’il n’a pas de petite copine c’est qu’il est gay et s’il est gay, il est sans intérêt et pas normal. Quel message doit-il sortir? Pas de très positif à mon avis. N’est-il pas le reflet de la société? Bien entendu néanmoins la littérature ne doit-elle pas apprendre la tolérance, l’ouverture d’esprit…?? Il y a des ouvrages spécifiques pour permettre aux enfants de connaître l’intolérance et de la favoriser dans leur comportement. Au final, lecture décevante qui va finir dans une boîte à livres.

Un nouveau départ pour un adolescent n’est jamais facile. Mais il pourrait être avec du relief et du peps et non de l’ennui.

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