Indiana Jones – À la recherche de l’âge d’or perdu – Arte

Il y a des films qui ont marqué des générations entières et des personnages devenus des icônes. C’est le cas d’Indiana Jones qui encore de nos jours contribuent à l’image de l’aventurier. Comment est né ce héros du temps ancien?

Pour la plupart, rien que l’évocation du nom d’Indiana Jones vous entendez cette incroyable mélodie composée par John Williams. Un génie qui a plus d’un succès à son compte comme Star Wars, Les dents de la mer, Harry Potter… Et à ce musicien très talentueux se complète celui de Steven Spielberg et Georges Lucas. Un duo efficace qui a donné naissance à un héros pas si moderne que ça. Steven a été biberonné aux séries de l’époque qui passait au cinéma avec des supers héros comme Tarzan. Toutes les semaines, on suivait des hommes aventuriers qui sauvaient la veuve, l’orphelin et le monde. Dans son imaginaire collectif, cela a donné naissance à Indiana Jones, un gars fier, orgueilleux, en quête de trésor… Il va dans des pays où l’homme blanc est lui civilisé, intelligent contrairement à ces peuples si inférieurs, barbares. Un reste du colonialisme qui fait toujours un peu tâche. De même que le rôle de la femme, qui vient toujours lui casser les pieds et qu’il doit sans cesse sauver. Un faire valoir inférieur et toujours en crise. Mais ce héros à la veste en cuir et chapeau a donné naissance à une héroïne qui en a aussi dans la culotte : Tomb Raider. Il ne faut pas croire que c’est la première héroïne du genre. Leurs noms ont juste été oublié de l’histoire du cinéma.

Un documentaire très intéressant qui donne envie de réécouter le travail de John Williams et de revoir « Crocrodile Dundee ».

Lien : https://www.arte.tv/fr/videos/098137-000-A/indiana-jones-a-la-recherche-de-l-age-d-or-perdu/

Présentation générale
« Silhouette iconique, l’archéologue imaginé par Spielberg et Lucas fête ses 40 ans. La bio mouvementée du héros sexy qui a dépoussiéré le film d’aventures.  

Mai 1977. Steven Spielberg rejoint à Hawaii George Lucas, qui fuit la pression liée à la sortie de La guerre des étoiles. Le box-office les ayant rassurés, les deux amis se mettent en quête d’un sujet pour Spielberg. Celui-ci rêve d’un James Bond. Lucas se propose de le produire et lui soumet Indiana Jones : l’histoire d’un aventurier des années 1930, à la façon des serials, feuilletons à grand frisson et petit budget des cinémas de quartier, désuets mais chers au cœur de ces grands gamins cinéphiles. Philip Kaufman, l’un des coscénaristes, futur réalisateur de L’étoffe des héros, enrichit le script d’un souffle épique avec l’idée d’une quête de l’arche d’Alliance. Mais les studios n’y croient pas. Par ailleurs, Spielberg traîne une réputation de cinéaste dépensier et peu respectueux des délais. Lucas se porte garant et accepte même à contre-cœur de « prêter » Harrison Ford, la vedette de Star Wars. Sous son influence amicale, Spielberg va réviser sa façon de tourner et ne dépassera jamais plus ni budget ni planning. Fort de cette sage gestion, Indiana Jones et les aventuriers de l’arche perdue, bijou de divertissement sorti en 1981, deviendra l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma. À la fois inventif et en phase avec les goûts du public, le tandem Spielberg/Lucas a mis au point une mécanique d’action frénétique que l’on qualifiera plus tard de « cinéma parc d’attraction ». Avec son allure reconnaissable – fouet, chapeau et barbe de trois jours –, Indiana Jones fait entrer le cinéma dans l’ère des franchises et du merchandising, générant jeux vidéo, séries, figurines ou BD.

Gaffeur et attachant
Nourri d’interviews des principaux intéressés, ainsi que d’archives savoureuses, avec un Harrison Ford clownesque entre deux prises, ce documentaire raconte, quarante ans après la sortie du premier volet, la formidable trajectoire d’un archéologue sexy (et un brin macho), qui a remis à la mode le film d’aventures au point de devenir une référence. Il tire un portrait complet du héros et de ses nombreux emprunts : l’arrogance de Charlton Heston, le cynisme de Bogart, la droiture de Stewart Granger, les cascades de Jean-Paul Belmondo. Traits qui, combinés à un tempérament gaffeur et attachant, en ont fait un héros universel. »

Réalisation : Clelia Cohen et Antoine Coursat – 2020

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