Les (vraies!) histoires de l’art – Sylvain Coissard, Céline Guérin, Alexis Lemoine et Yannick Robert

L’art peut faire peur. Trop difficile à voir, à comprendre et à s’approprier? Et si un livre pouvait changer ce point de vue?

Quand on entend le nom de Raphaël, de Monet, de Vinci… est-ce que l’on ne peut se donner une idée des oeuvres de ses artistes? Est-ce que l’on peut les comprendre ainsi que leur contexte? Cela peut effrayer petits et grands. Sylvain Coissard, Céline Guérin, Alexis Lemoine et Yannick Robert ont décidé de partager leur talent au service de toutes ces personnes. Comment? Ils prennent une peinture comme « Les Trois Grâces » de Raphaël, « Cathédrale de Rouen en plein de soleil » de Monet, « La Joconde » de Vinci, « Course de chevaux à Epsom » de Géricault… et en détourne le contenu. Ainsi « Les Trois Grâces » jouent au boules, « Napoléon à Fontainebleau » est déçu d’un match de foot ou l’Italie mène face à la France, les femmes perdent aux cartes et doivent retirer leur vêtement pour « Le Déjeuner sur l’herbe », un portrait classique devient une oeuvre cubiste en tombant au sol avec « Homme dans un café »…

L’oeuvre est vraiment désacralisée pour en rire. C’est malin et très intelligent. Il faut une capacité d’imagination assez grande pour passer au-dessus de ces peintures déjà vu pour la plupart. Impossible de ne pas sourire ou s’esclaffer devant ces détournements pleins d’esprit et de perspicacité. D’ailleurs, cela incite à faire pareil sur d’autres oeuvres que l’on aime ou que l’on peut trouver dans des livres. Un livre qui incite à notre inventivité, cela reste assez rare pour en signaler l’importance. En effet, cela se lit assez vite mais on aime le refeuilleter, les prêter et l’offrir. Un petit coup de mou, on tourne quelques pages et on se sent mieux. Pouvait-on espérer mieux d’un livre? Et le petit plus, c’est qu’il y en aurait d’autres dans le même genre. De nouvelles lectures sympathiques s’annoncent.

Un adorable livre sur l’art à mettre entre toutes les mains. Rire c’est bien et rire ensemble, c’est mieux.

Les oeuvres détournées
– Raphaël, Les Trois Grâces, vers 1504.
– Claude Monet, Cathédrale de Rouen en plein soleil, 1893.
– Léonard de Vinci, La Joconde, portrait de Monna Lisa, 1503-1506.
– Théodore Géricault, Course de chevaux à Epsom, vers 1821. Théodore Géricault, Le Derby d’Epsom, 1821.
– Paul Delaroche, Napoléon à Fontainebleau, le 31 mars 1814, 1840.
– Eugène Delacroix, Jeune Orpheline au cimetière, XIXe siècle.
– Pieter Brueghel L’Ancien, La Tour de Babel, 1563.
– Vincent Van Gogh, Autoportrait à l’oreille coupée, 1889.
– Piero della Francesca, Frédéric III de Montefeltro, duc d’Urbin, 1464-1466.
– Georges de La Tour, Saint Jérôme lisant, XVIIe siècle.
– Édouard Manet, Le Déjeuner sur l’herbe, 1863.
– Eugène Delacroix, Mort de Sardanapale, 1827.
– Rembrandt, La Résurrection de Lazare, vers 1630.
– Juan Gris, Homme dans un café (détail), 1912.
– Auguste Renoir, Le Déjeuner des canotiers, 1881.
– Gian Domenico Tiepolo, Chemin de Croix : Jésus et Cyrène, XVIIIe siècle.Gian Domenico Tiepolo, Chemin de Croix : deuxième chute de Jésus, XVIIIe siècle.
– Paul Delaroche, Napoléon à Fontainebleau, 1846.
– Giuseppe Arcimboldo, Le Feu, 1566.
– Francisco Zurbarán, Apparition de saint Pierre à saint Pierre Nolasque, 1629.
– Paul Cézanne, Autoportrait, vers 1878-1880.
– dvard Munch, Le Cri, 1893.
– Gustave Courbet, Le Désespéré, 1841.
– Vincent Van Gogh, La Chambre, 1889.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s