Victor & Clint – Marion Duclos

Victor s’imagine dans un western. Il doit affronter ces ennemis avec des armes à feu et faire face aux shérifs. Arrivera t’il à faire face à ce qui lui arrive dans la vraie vie ?

Tout commence par ainsi : « Je marchais dans le No Man’s Land… dix jours de poussière… le ventre sec… J’avais perdu le Colonel Banjo contre Brown… Brown était un génie au poker, j’aurais dû lui trouver la peau ! ». Quand la faim tenaille ainsi en plein désert, on est prêt à tout pour satisfaire son estomac. On dégaine son flingue et on exige cette délicieuse viande qui cuit au-dessus du feu. Un refus ne mérite qu’un échange de balles perdues. Heureusement que tout cela n’est ici que de l’imagination de Victor en compagnie de son chien gourmand Albert. Un vol de poulet qui n’est pas du tout au goût de la mère, surnommée la Lady. Il n’a pas le temps d’aider pour ranger les courses car de passionnantes aventures l’attendent. D’ailleurs, il voulait planquer un truc discrètement dans sa cachette. Une initiative qui échoue avec l’arrivée des jumeaux à vélos avec leurs chiens. Confiserie et honneur resteront en leur compagnie, juste le temps à notre ami de s’enfuir. Heureusement, qu’un papi, le père Castagne est toujours à son écoute et l’aide aussi dans son apprentissage de la nature. Et cela lui sera utile pour venir en aide à une jeune en détresse aussi embêtée par ces méchants jumeaux. Mais c’est dans les conflits qu’on découvre ses forces et ses faiblesses. Quand on perd un fidèle ami on en trouve peut-être d’autres.

Marion Duclos a eu une très bonne idée d’explorer l’imagination sans borde des enfants. Qui ne s’est jamais dans la peau d’un pirate, d’une princesse, d’un brigand… Tout ce qui entoure est vu sous l’angle d’un personnage. Elle créé Victor qui se prend un cow-boy où son chien est un humain un peu singulier. Il possède un flair hors du commun et un appétit qui ne connaît pas d’obstacle. Quel meilleur ami peut-on souhaiter ? On garde le sourire en tournant les pages qui raconte les aventures d’un enfant. Sa vie est pleine de rebondissements avec beaucoup de situations d’injustice. Quel enfant ne pourrait pas se reconnaître ? Aucun sans doute. Les méchants peuvent devenir après des copains. Les limites quand on est plus jeune sont plus flous. L’avantage de lire cette bd avec un enfant est de pouvoir discuter après sur la notion de bien/mal, la justice, la confiance, l’écoute, le mensonge, l’amitié, le deuil… Elle permet d’échanger et de pouvoir peut-être mieux se comprendre. Le trait à l’apparence léger sans grande précision avec des couleurs douces mises de façon non précise incite à la rêverie, à la fantaisie. Tout a été bien pensé afin de nous laisser porter dans le récit. On pourrait presque regretter qu’il ni a pas de suite. Aucun doute que Victor aurait dû affronter de nouvelles choses terribles.

Une bien sympathique bd pour enfants qui les fera peut-être autant rire que réfléchir.

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