Le roi singe – Tome 4 – Les Monts flamboyants – Chaiko

Comment devoir faire face à tous ces démons ? Le jeune moine ne le sait pas. Heureusement que ces disciples vont changer la donne et écrire une nouvelle histoire.

Tous les démons savent que goûter un petit bout de chair du moine procure l’immortalité alors ils essaient encore et encore d’avoir d’un morceau d’éternité. Le problème pour ces vils coquins est que le jeune humain ne voyage pas seul. La première rencontre avec un jeune enfant qui dit avoir été capturé pour être dévoré. Sun Wukong sent une entourloupe. Il ne se trompait pas. « Grand frère singe, comment peux-tu être si guilleret alors que notre maître est en danger de mort ? » Il connaît le grand frère de ce petit démon. Est-ce que cela sera suffisant ? Non, mais par chance, il a beaucoup d’amis ayant de grands pouvoirs. Et aussi, la bodhissatva Guanyin a plus d’un atout dans sa manche pour aider. Une fois le bébé rouge capturé, elle apparaît pour lui faire une proposition : « Tu es né dans le monde des démons et tu ne pas qu’à faire le mal. Aujourd’hui je vais te laisser la vie sauver, mais tu dois te perfectionner en étudiant le bouddhisme, tu es d’accord ? ». Tristement il accepte. Ensemble, ils peuvent reprendre leur chemin. Il faut prendre la mer toutefois il faut patienter encore 2 jours. Le grand roi Liggan exige deux enfants en sacrifice si les villageois veulent la tranquillité. Le roi singe va chercher à comprendre ce qui se passe. Sans grande difficulté, il va résoudre le mystère et cela lui permettra de traverser tranquillement la mer. A nouveau à terre, les problèmes se poursuivent. La sagesse va les guider sur la bonne voie.

Si on vous dit «Kaméhaméha », cela vous penser à quelque chose ? Les fans d’animés et de mangas, répondront sans aucun doute : « Ben oui, c’est Dragon Ball ».  Vous allez me dire qu’elle est le lien entre Sun Wukong et l’œuvre d’Akira Toriyama ? C’est simple. Le mangaka s’est très librement inspiré du roman « Pérégrinations vers l’ouest » écrit par Wu Cheng au 17ème siècle. Il raconte les aventures du roi singe qui accompagne le voyage du bonze Xuanzang, fondateur du bouddhisme chinois, pour trouver les véritables soutras en Inde. A leur côté, on trouve Sun Wukong et un cochon anthropomorphe, Zhu Bajie. Une équipe de choc assez improbable qui va devoir se montrer solidaire et philosophe. Chaiko qui a décidé de s’approprier l’histoire pour lui insuffler une nouvelle dynamique. Ce quatrième tome clôture la série avec un rythme mieux maîtrisé. Le nombre d’ennemis est réduit par rapport au tome précédent. Et cela permet de mieux suivre le combat. Ainsi le dessinateur se fait plaisir avec des plans larges et un travail des couleurs plus riches. D’ailleurs la dernière planche laisse place à un arc de ciel de couleurs chaleureuses. Même si nous sommes censés en apprendre un peu plus sur le bouddhisme, il faut dire qu’ici ce n’est pas le plus important. On suit vraiment l’éveil du roi singe vers le chemin de la sagesse, de l’écoute et du pardon. Le singe indomptable a changé en suivant la raison que lui apprend le jeune moine. Une évolution de mentalité qui se voit avec la modification physique. Un global cohérent qui séduit et convainc pour sa sincérité et sa liberté. Un final magnifiquement mené.

Aller au bout de son apprentissage vers sa foi, le roi Singe y arrivera.

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