20, allée de la danse – Tome 2 – Elizabeth Barféty et Laure Ngo

Quand on est danseuse à l’opéra de Paris, on a la danse dans le sang. Mais face à la peur d’être devant un public, que faire ? Renoncer ou avancer ?

Tout le monde admire Constance pour son sérieux et son implication dans son travail à l’école de danse. En effet, elle y met tout son cœur et son enthousiasme aussi bien dans la danse que les cours théoriques. Seulement voilà, on lui confie un rôle important dans la démonstration de l’école de l’Opéra Garnier. Elle commence à ressentir la pression qui ne va qu’augmenter au fur et à mesure que jour J arrive. Heureusement que la participation au jeu Killer avec ces amis lui change un peu les idées. « Le maître du jeu donne à chacun une carte. Dessus, il y a le nom de la cible et la mission qu’elle doit réaliser. Si l’agent réussit à faire réaliser la mission, la cible a perdu et on récupère sa carte, donc sa mission ». Elle arrive à obtenir une mission facile. Toutefois, le stress et la peur continuent à être très présent. Le résultat de la crise d’angoisse va être un évanouissement sur scène devant tout le monde. On la rassure en disant que ce n’est pas grave. Qu’importe, elle sent qu’elle a échoué. Peut-elle encore devenir une danseuse ? Elle est persuadée que non et se laisse aller. Un comportement qui ne passe pas inaperçu. Ainsi on lui propose de découvrir avec Mila, une élève de la 3ème division la danse contemporaine. Un peu obligée, elle y va. Ce qu’elle va expérimenter va tout changer. Le lâcher prise lui permet de retrouver la confiance. Le secret est peut-être là alors pour se sentir bien sur scène ?

Après le succès des romans vendus à plus de 250 000 exemplaires et du premier tome de l’adaptation en bd, on retrouve les jeunes apprentis danseurs. L’aura qui entoure ces personnages se fait aussi grâce au nom prestigieux de l’opéra Garnier. Partenaire de cette intrigue livresque et qui met aussi en avant ces ouvrages dans la jolie boutique de l’opéra. Fini l’image de ces petites filles exploités et objets sexuels du 20ème siècle magnifiquement représentées par Degas. Et on ne parlera bien entendu pas du passage de Benjamin Millepied à la direction de l’institution qui a dénoncé les conditions de travail des danseurs/danseuses. Hop, tout ça c’était avant. Elizabeth Barféty nous propose un récit positif avec d’adorables élèves et de professeurs à l’écoute. Une élève brillante doute et fait une crise de panique. Une situation où de nombreux lecteurs et lectrices peuvent s’identifier même si ce n’est pas pour la même raison. On suit le questionnement de Constance avec son lot de doute. Et grâce à l’affection sincère de son entourage, elle va trouver comment surmonter son mal-être toute seule. La réponse à ces problèmes est en elle. Il faut faire les bons choix. Un message constructif et indulgent qui incite à l’assurance et au culot. Le graphisme numérique de Laure Ngo contribue à cette esprit amical et prévenant avec des couleurs douces et chaleureuses. La lecture est facilitée avec des cases assez grandes et une taille de police plus importante qu’habituellement utilisée. Tout est réuni pour faire une plaisante une bd jeunesse pour demoiselle de 10/12 ans passionnée de danse. Aucun doute qu’elles voudront connaître la suite des aventures de cette bande d’amis.

Une charmante bd sur la danse qui saura sans souci trouver son public.

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