Hit girl en Colombie – Mark Millar et Ricardo Lopez Ortiz

La justice coule dans son sang, alors peut-elle rester chez elle à ne rien faire ? Impossible, surtout des êtres malfaisants on en trouve partout faisant des victimes innocentes. Hit Girl va remettre les pendules à 0 et ça va faire mal.

Dave Lizewski a décidé de laisser son costume au placard et de reprendre une vie normale. Mais Hit Girl ne partage pas son besoin de rester paisiblement chez soi quand des innocents se font tuer ou brutaliser par des bandits de haute volée. Alors quand on fait appel à elle pour aller en Colombie, à Palmira, elle y va, prête à tout détruire sur son passage. Son truc, n’est pas de faire dans la dentelle. Toute personne se mettant sur son chemin risque de retapisser les murs de ces organes internes. Il faut dire qu’elle a la rage depuis que Kick Ass l’a laissé tomber et qu’elle n’arrive pas à trouver un nouveau compagnon d’aventure. Elle va passer ces nerfs sur tous ceux qui doivent mourir. Une mère a fait appel à elle car son enfant a été tué par un dealer, juste pour son plaisir. Une seule solution, surtout dans un pays où la drogue règne en maître, éliminer tous les cafards qui refourguent et tuent ceux qui les gênent. D’ailleurs, le temps de quelques cadavres, elle va faire équipe avec Fabio Mendoza, un criminel condamné dix fois à perpétuité. Un hasard de rencontre qui l’a poussé à ce choix ? Pas du tout. Une vengeance en bonne et due forme qui fera vraiment mal. Gare aux entourloupes car même si Mindy est encore une petite fille, cela fait longtemps qu’elle a quitté le monde de l’enfance. Une trahison a un prix à payer. C’est d’autant plus plaisant à faire quand on en avait l’idée de le faire.

C’est un plaisir de retrouver Hit Girl qui ne fait rien dans la dentelle. Par conséquent, âme sensible s’abstenir car ici la mort règne en maître et l’hémoglobine a tendance à colorer les pages. Toutes les armes blanches et à feu vont servir à éliminer cette vermine qui pullule et nuisent. On ne va pas pousser la réflexion trop loin car pour mettre fin juste à un trafic, il faut aussi mettre un terme à la corruption. Est-ce possible quand c’est ancré si profondément dans la culture d’un pays ? D’autant plus, quand il est pauvre et que cela facilite les malversations. Hit Girl ne règle pas le problème. Lorsqu’on tue une hyène, une autre viendra toujours prendre sa place. Mais ça fait un peu le ménage et la population aura la paix un moment. On n’est pas là pour faire de la politique ou une réflexion économique. Ici, il n’est question de vengeance avec d’un côté les gentils et les méchants. Même si la mère qui demande que soit tué le coupable a des remords de sa démarche. Dieu lui pardonnera surement.

Côté scénario, on retrouve Mark Millar qui sait bien construire une histoire. L’homme n’est plus à son premier support héros. Il jongle avec aisance avec les tourments de l’être humain. La vie, la mort, la quête de justice, la solitude, la tristesse… et avec tous ces bons sentiments vous faîtes un récit qui saura toucher tout le monde. Pas besoin de faire trop dans la psychologie non plus, Hit Girl a une façon très à elle de s’exprimer. Des armes, des pirouettes et surtout des morts puis tout va mieux. Vous l’aurez compris c’est violent, brutal, direct, pas le temps de se reposer ou de s’ennuyer. On n’envoie du lourd et en plus on trouve un gentil happy end. Qu’est-ce que le lecteur peut demander de plus ? Je sais même si Ricardo Lopez Ortiz a son style qui n’est pas sans rappeler les mangas, il n’est pas John Romita Jr. Son style est moins précis et freine un peu le tournage des pages. Mais c’est vraiment parce que je fais ma fine bouche. Car dans tous les cas, je vais poursuivre ma rencontre avec Hit Girl. Elle en a dans la cullote.

Une anti-héroïne comme on les aime. Rien ne résiste, surtout pas un os de corps humain.

7 réflexions sur “Hit girl en Colombie – Mark Millar et Ricardo Lopez Ortiz

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    • C’est un peu le souci avec les comics. Ils changent les scénaristes et les dessinateurs et cela change tout. Je vais essayer de lire la suite de Hit Girl dans un monde différent. Est-ce possible d’aimer toujours autant quand tu changes toute la base?

      • J’avoue que c’est ce qui me déplaît dans les comics, surtout quand les styles sont très différents les uns des autres !
        Les dessins ne sont pas toute la base, mais c’est possible, oui, si les personnages restent bien construits et que l’aventure est palpitante !

      • pour les autres hit girl c’est à chaque fois un autre scénariste et dessinateur, je crains moins aimé car on s’éloigne de l’inspiration de ceux qui l’ont créé

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