Le chef de Nobunaga – Tome 1 – Mitsuru Nishimura et Takuro Kajikawa

Le réveil de Ken n’a pas été de tout repos. Des hommes le poursuivaient pour le tuer. Mais que lui voulaient-ils?

Tout débute, le février de l’an II de l’ère Eiroku ce qui correspond à 1568 de l’ère grégorienne. Chacun essaie de s’en sortir au mieux qu’il peut pendant cette période assez peu tranquille. Voilà que des soldats poursuivent des hommes en les traitants d’espions. Le premier est assassiné et l’autre arrive à s’enfuir. Pendant qu’il se cache dans l’eau il en profite pour attraper une anguille. Lorsqu’il sort de l’eau, une jeune femme l’apostrophe en lui disant : « Ha ha ha! T’as risqué ta vie en restant dans cette rivière et t’as quand même pris le temps de pêcher cet ujmaru ». Ce nom « ujmaru » lui indique tout de suite qu’il est dans la période Sengoku à Kyôto. Nadju lui offre l’hospitalité. Pour la remercier, il va lui préparer le poisson. La préparation la surprend au plus haut point. En effet, sa recette n’existe pas dans cette époque. Lui vient du 21ème, avec un grand savoir sur la cuisine aussi bien sur son histoire que sa pratique. D’ailleurs, son savoir faire va finir par être connu par Nobunaga, un grand chef guerrier. Ce despote le veut à son service, soit il accepte soit il meurt ainsi que son amie. Au fur et à mesure, son talent fait des émules. Même sur les champs de bataille, il arrive en un tour de main à redonner force et courage aux soldats.

La nourriture est une fascination pour les japonais. Ce qui est extraordinaire, c’est la très grande variété et richesse des sujets a abordé. Mitsuru Nishimura ne s’embarrasse pas de raconter le passé de son personnage. On sait juste qu’il nous est contemporain. Il se nomme Ken et il est tout seul. Et pas d’allers retours dans le temps comme dans Thermae Romae. On peut dire que c’est un survivant. Est-ce que cela ne vous rappel pas quelque chose? Lui aussi est un combattant et ses armes de prédilection se trouve en cuisine. Rien ne lui résiste d’autant plus qu’il sait adapter le plat à celui qui va le déguster. Un jésuite italien va pleurer en mangeant une préparation qui lui rappelle sa jeunesse. La nourriture devient une arme. Quand une armée entière doit affronter un terrible ennemi, ce n’est pas en étant fatigué qu’ils vont y arriver. Une bonne préparation qui régale autant les papilles que le corps, permet à tout soldat d’écraser tout ennemi qui se dressera sur son chemin. D’ailleurs, c’est ce fait historique réel à l’ère Eirokuqui a donné envie au scénariste de se lancer dans le manga. Un bon prétexte pour explorer cette époque. A la même période, la Chine rayonne sous l’époque Ming. Les prosélytes monothéistes traversent l’Asie dans l’objectif de conversion, comme le montre la rencontre de Nobunaga avec des missionnaires. Une expérience risquée car c’était interdit sous risque de peine de mort. Historiquement, les jésuites sont ceux qui ont pu rester au Japon grâce à leurs connaissances techniques. Mais cela est une autre histoire encore. Peut-être que le manga l’évoquera dans quelques épisodes.

Un manga brillant qui met l’eau à la bouche aussi bien lors des préparations culinaires que dans le voyage au coeur de l’Histoire du Japon. A suivre.

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