Le filet de Saint-Pierre – Jean-Pierre Autheman

Octobre 1987, le tranquille quotidien de septuagénaires provençaux va être bouleversé. Ils vont devoir quitter leur retraite pour reprendre du service pour une curieuse mission secrète. Que leur veut un des patrons des services secrets français? 

Arles, octobre 1987, Fernand Morin se réveille de mauvaise humeur. En quittant son logement, il prend son arme à feu. Un souffle de jeunesse le ragaillardi. Raymond Rousset qui gère la pharmacie ferme plus tôt sa boutique. Lui aussi, sort avec une arme à feu sous son imperméable. Il va chez le docteur Metzger retrouver Morin. Le temps est compté, il faut être dans une heure à Beauduc. C’est le Général d’Alban, ancien résistant qui fait de nouveau à leur service. Pourtant le souvenir que Morin à de cet homme reste négatif. Il a copié ces notes d’ancien résistants pour écrire un livre « Mon réseau ». L’ancien Général a besoin d’une équipe dans l’affaire Azani, l’ex-ministre de Khömeiny, réfugié politique en France. Il faut cacher l’homme politique quelques temps à Arles. Le groupe d’intervention sera commandé par le capitaine Baron de la DGSE. Morin devra lui obéir. En bon petit soldat, il va déjà trouvé un lieu, la maison du père René, là il cachait les clandestins fera l’affaire. L’abbé Royer sera de la partie également. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Le ministre s’enfuit et les octogénaires vont faire de leur mieux pour le cacher en présence du capitaine. Au final, tout était un coup monté qui a très mal fini.

Jean-Pierre Autheman imagine les « Mémoires de Fernand Morin ». Un ancien résistant qui doit reprendre du service. Il faut appel à ces anciens camarades pour une mission secrète confiée par les services secrets. Tout de suite le mystère est posé. Les personnages sont présentés les uns après les autres. Ils ont tous des vies devenues un peu morne avec le temps. Heureusement que l’alcool et le sexe donnent du piment à leur quotidien. Reprendre du service, c’est avoir l’occasion d’une nouvelle jeunesse. On a l’impression d’être dans un film à Georges Lautner. Les personnages ont des caractères bien trempés avec une gouaille tonique. Rien d’étonnant à voir l’un mettre la main à la fesse de sa femme de ménage ou un autre qui demande à une femme de lui montrer sa poitrine. Dans le même esprit, on peut entendre le personnage principal dire : « Vous avez un beau cul. Mais comme vous passez votre vie assise dessus, y a que les chaises qui en profitent. » Le tableau se montre en noir et blanc, avec un dessin avec un trait épais et peu précis. Un aspect qui peut assez peu séduire au premier coup d’oeil. Puis on se laisse guider par l’histoire et ces octogénaires haut en couleurs. On a l’impression de lire un vieux film mise en bulle.

Si les vieux films comme « Les tontons flingueurs » vous font sourire, vous allez apprécié Morin et son franc parlé.

Une réflexion sur “Le filet de Saint-Pierre – Jean-Pierre Autheman

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