Un automne à Beyrouth – Lisa Mandel

La dessinatrice Lisa Mandel a su se faire une place dans le monde dans la bande dessinée. Alors quoi de plus normal qu’une ONG fasse appel à son talent pour parler d’un sujet sensible : la société libanaise. Un coup de crayon ponctuel et hop, nous l’accompagnons dans ces pérégrinations. 

 

A peine sortie de l’école, son diplôme sous le bras, elle intègre l’équipe de Tchô! en 2001. Puis se fait remarquer avec sa série « Nini Patalo » avant de se lancer dans l’aventure internet. Lisa Mandel fait partie des précurseuses des blogs bd. Elle y parle de tout aussi bien de ces voyages, du traitement des patients en asile psychiatrique ou de la vie au sein de camps à Calais. Avec Yasmine Bouagga, elles lancent la collection « Sociorama » où un dessinateur retranscrit une enquête d’un chercheur. Lisa Mandel s’était attaquée à « La Fabrique pornographique« . En conservant son ton qui mélange trait d’humeur et humour, elle retrace son séjour de trois mois au Liban en 2017 réalisé à la demande de l’ONG Solidarités Internationales. Accompagnés sur place, on lui explique le fonctionnement des camps des réfugiés des déplacés lié à la guerre civile syrienne.

La situation se complique car la politique est intrinsèquement liée aux trois religions majoritaires présentes. On l’avait prévenu « Le Liban c’est compliqué ». La vie au quotidien est également pleine de contradiction. Les femmes peuvent conduire, fumer dans la rue, porter des jupes et même boire à une terrasse. Mais l’homme reste le maître de la famille. Un enfant ne peut prendre ni le nom de sa mère ni sa nationalité. Un couple ne peut vivre ensemble sans être marié. Un petit vent de féminisme tente de souffler. Les agressions sexuelles ne manquent pas malheureusement.  L’homosexualité est illégal ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas une communauté. Elle s’organise pour profiter de la vie. Tout comme l’upper-class qui exhibe leur réussite sociale et leur argent. La dessinatrice égale à elle-même n’oublie pas de raconter un moment de stress au salon du livre de Francfort où elle avait perdu son téléphone portable. Jamais elle n’oublie de se placer au coeur de son récit. Après tout, elle donne son point de vue.

Lisa Mandel témoigne de ce qu’elle a vu et ressenti avec honnêteté et bonne humeur. Un défi relevé qui ne s’avérait pas si facile en soi.

L’avis de Jérôme : « Je constate une fois de plus que le passage de billets de blog dessinés au format papier est rarement une bonne idée et que le résultat est encore plus rarement convaincant. Dommage. »

2 réflexions sur “Un automne à Beyrouth – Lisa Mandel

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