Communardes ! – Tome 3 – Nous ne dirons rien de leurs femelles… – Wilfried Lupano et Xavier Fourquemin

La révolution n’est pas qu’une affaire d’hommes. Les femmes sont aussi présentes sur les champs de batailles. Pendant la Commune, elles s’organisent afin de résister pour avoir plus de liberté. Mais tout le monde n’a pas cette chance.

Marie est une servante fidèle à sa maîtresse et son amie, Eugénie. Elle a un fond gentil ce qui n’est pas le cas des maîtres de maison, les Jeaujard, qui n’hésitent jamais à la battre ou l’humilier. La Commune arrive dans Paris. Un vent de colère et de justice commence à souffler. La jeune fille innocente veut sa revanche pour elle et son amie. Car sans scrupule, les parents ont enfermé au sein du couvant de Picpus leur fille qui était tombée enceinte hors mariage. Et d’un homme qui est libraire, qui lui a donné le goût de la lecture, en plus il souhaite l’épouser. Impossible pour l’honneur de la famille. Elle va être mise dans une petite cellule fermée à clé, maltraitée, affamée pour être punie de ces pêchers. Marie va arriver à la libérer mais après tant d’années de mauvais traitements, sa joie de vivre et sa raison sont parties. Comment peut-on faire cela au nom de la bienséance? Avec enthousiasme et colère, Marie va s’impliquer dans les combats qui font rage dans la capitale. Mais le goût de la vengeance peut laisser beaucoup d’amertume.

Pour ce dernier tome autour des Communardes, Wilfrid Lupano a décidé d’aborder un autre sujet en mettant toujours les femmes au cœur de l’histoire. Pour ce troisième tome, il va faire appel au dessinateur Xavier Fourquemin qui va lui aussi créer une ambiance bien particulière assez éloigné de Lucy Mazel (qui a fait le premier tome). On retrouve son trait ligne claire de sa série « Le train des orphelins » même si les couleurs d’Anouk Bell utilisées sont plus pastels. Tout se recoupe avec d’autres personnages déjà rencontrés précédemment. L’histoire se structure à merveille même si le texte est ici plus dense que les deux précédents tomes. L’émotion se ressent à chaque page tellement l’injustice est présente. Et cela l’est d’autant plus car l’histoire s’appuie sur des témoignages et documents d’époque. Pour preuve le titre de la bande dessinée : « Nous ne dirons rien de leurs femelles… », qui est une référence à Alexandre Dumas fils dans Le Figaro à propos des communards. Une image bien simplifiée des femmes pendant cette période qui pourtant n’ont pas hésité à prendre les baïonnettes et monter sur les barricades. Mais l’Histoire les laissera dans l’ombre des hommes.

Un tome pleins d’aventure, de suspens et d’émotions qui met l’injustice envers les femmes au coeur de l’histoire. 

Lire mon avis sur le tome 1 et le tome 2

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