Le bon père – Noah Hawley

Etre père est une aventure de chaque instant. Il n’existe aucun mode d’emploi pour élever un enfant afin qu’il puisse se sentir bien dans sa peau. Alors quand l’impensable arrive, c’est tout qui est remis en question. Mais peut-il avoir des réponses apaisantes face à un drame ?


4ème de couverture
Le Dr Paul Allen, rhumatologue réputé, mène une paisible existence dans le Connecticut avec sa deuxième femme et leurs jumeaux. Un beau soir, il apprend par la télévision que Jay Seagram, le candidat démocrate à l’élection présidentielle et l’espoir de tout un peuple, vient d’être abattu au cours d’un meeting à Los Angeles. La police a immédiatement arrêté l’assassin. Et cet assassin n’est autre que Daniel, son fils aîné, né d’un premier mariage, dont il était sans nouvelles depuis longtemps.
Paul Allen ne veut pas croire à sa culpabilité et se sent dès lors investi d’une mission : rétablir la vérité et sauver Daniel, l’enfant un peu égaré, à la fois doux et étrange, qu’il n’a sans doute pas assez aimé. Commence alors pour lui un long périple où, de fausses pistes en désillusions, il devra reconstituer les derniers mois de la vie de Daniel et affronter son passé…


Ce que j’en ai pensé ? 
Noah Hawley a su me tenir en haleine durant tout son roman en me faisant ressentir un profond malaise en tournant les pages. Son personnage principal, Paul Allen, rhumatologue doit face à une nouvelle terrifiante. Son fils a tué un homme politique de sang-froid. Sa vie va devenir un enfer. Les gens deviennent menaçant à son encontre et sa famille. Le crime de son fils ressurgit sur lui. Et puis surtout, l’incompréhension l’envahit. Est-ce qu’il a mal élevé son fils ? Est-ce qu’il aurait dû l’empêcher de partir sur les routes ? Comment en vient-on à vouloir tuer un homme ? Pourquoi a-t-il voulu le tuer ? Des questions qui pèse sur la conscience et qui ne peuvent vraiment trouver des réponses. Il faut accepter. Mais c’est plus facile de vouloir croire qu’il y a une erreur judiciaire, qu’on a manipulé son fils que de vouloir accepter qu’il a tué volontairement un homme, qu’il a préparé le coup, réfléchit longtemps à l’avance. Le père va lire des bouquins consacrés à des tueurs célèbres pour comprendre. La clé ne se trouve pas là.

Et c’est ce long processus que l’on va suivre. Les doutes, la souffrance, le désespoir se ressentent à travers les pages. Je commençais à me sentir mal en tournant les pages. Moi aussi je voulais comprendre pourquoi il a tué un homme. Par chance, l’auteur nous donnera la réponse. On se trouve à côté d’un père qui doit accepter l’impensable. Il ne doit pas chercher à trouver des réponses à ces questions car il n’y en a aucune de réconfortante. En trame de fond, on voit la fascination pour les armes à feu. La facilité de pouvoir en acheter et aussi de s’en servir. On trouve des descriptions sur les armes, leur performance, leur esthétique, le pouvoir qu’elle exerce sur les gens. Toutefois, le regard du père va nuancer légèrement le reste. Lui n’aime pas les armes car il a vu les dégâts que provoquent une balle sur un corps. Et facultativement, une arme sa tue.

Un roman saisissant, bouleversant. Vous plongerez dans les noirceurs de l’homme et vous ne pourrez en ressortir totalement indemne.

Une réflexion sur “Le bon père – Noah Hawley

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