Il est bien loin le temps de Joséphine. Depuis Pénélope Bagieu met d’autres femmes au coeur de sa bd. Son dernier né, Culottées fait le portrait de quinze femmes qui ont marqué leur époque. Clémentine Delait, Lozen, Agnodice… ces noms ne vous disent rien? Parfois quelques dessins valent mieux que de longs discours.
Les femmes sont au coeur de nombreux changements dans la société et leur nom est bien souvent oublié. Pénélope Bagieu décide alors de consacrer des albums à ces femmes qui ont osé dire non, qui ont osé passer au delà des interdits, qui ont osé repousser les interdits masculins. Clémentine Delait, femme à barbe a assumé sa particularité et a rencontré les grands du monde. Agnodice a décidé d’aller étudier la médecine pour aider les femmes grecs qui accouchaient dans la douleur et la souffrance. Annette Kellerman aidé à libérer le corps de la femme en pensant un maillot de bain moins couvrant.
Et puis d’autres suivent comme Ninza, Reine du Ndongo et Maamba qui a pris le pouvoir et qui a tenu tête aux colons portugais. Giogina qui s’est battu pour la défense d’un phare en mettant en place un système contre l’érosion. Wu Zetian, ancienne concubine qui est devenu impératrice qui a voulu mettre fin à la corruption et aider les femmes à posséder plus de droits. Bref, voilà quelques femmes qui en ont dans la culotte et qui osé bravé bien des interdits, des morales fermées et intolérantes.

Le tout est emmené avec une plume pleine d’affirmation et de passion. On sent l’humour présent pour mieux faire passer le message. Et surtout, j’ai ressentie le respect devant ces femmes qui ont du affronter des obstacles déjà du à la valeur de leur sexe. Leur courage leur a permis de changer des choses et de laisser une trace dans l’histoire. « En fait je pense que face à la même société, à la même époque, les femmes ont quand même à faire face à deux fois plus d’adversité que les hommes, parce qu’elles doivent déjà s’affranchir de la société, généralement aussi selon les époques, de leur famille, un rôle préconçu qu’on attend d’elles. Le fait qu’elles doivent déjà surmonter ça, et qu’en plus certaines d’entre elles arrivent à changer des choses dans leur vie et en général, et que ça ait une influence sur leur entourage et sur leur époque, c’était quelque chose qui m’intéressait, donc j’ai été cherché toutes ces femmes anonymes (à quelques exceptions près) pour les mettre à l’honneur, les raconter et transmettre cette admiration que j’avais pour elles. » dit-elle dans une interview.


Lire l’avis des Chroniques Culturelles : « A la fois drôles et instructifs, les deux tomes de cette BD se lisent avec un plaisir inouï : on retrouve avec bonheur le dessin de Pénélope Bagieu, qui s’épanouit totalement dans les pages inter-chapitres avec des dessins pleine page absolument superbes dont elle pourrait facilement vendre des reproductions. Mais, surtout, quelle joie de découvrir toutes ces femmes, pour beaucoup largement inconnues, qui ne se sont pas laissé faire et ont affirmé leur droit à choisir leur propre destin ! »
L’avis de Plaisir à cultiver : « C’est toujours avec beaucoup d’humour et un trait vif que Pénélope Bagieu nous présente ces destins de femmes exceptionnelles. Son propos féministe montre que le genre ne doit pas être un frein à la destinée des femmes. A la fin de chaque portrait, Pénélope Bagieu nous offre de superbes dessins peints en double page pour magnifier chaque femme. Merci à elle d’avoir exhumé les vies de ces femmes vraiment culottées ! »
L’avis de Chroniques littéraires : « Ces femmes ont dû redoubler d’efforts pour faire de leur vie ce qu’elles voulaient. Elles ont dû lutter dans un monde fait pour les hommes où leur place, si tant est qu’elles en avaient une, n’était certes pas de faire entendre leur voix. »











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