Duong Thu Huong a publié en 1985, Itinéraire d’enfance qui remporta un grand succès au Vietnam. Elle raconte l’itinéraire d’une petite fille qui quitte son village pour aller à la rencontre de son père pour fuir une honte familiale. Sur son chemin, elle va faire de belles rencontres.
Bê a 12 ans et vit avec sa mère dans le bourg de Rêu. Elle va à l’école dont elle réussit très bien dans toute les matières. Son professeur principale l’adore. Seulement voilà, un jour elle décide de jouer un tour à un de ces professeurs qu’elle n’apprécie pas. Ce dernier l’avait fait courir plusieurs fois dehors très vite ce qui l’a rendu malade. Et il séduit des jeunes filles très jolies et plusieurs fois elle l’a vu. Alors elle l’a coincé dans les toilettes. Par malchance, ce professeur fait partie de la famille de la directrice de l’école qui renvoie la petite fille.
Pour préserver l’honneur de sa mère, elle décide de partir avec sa meilleure amie pour rejoindre son père qui travaille dans les montages pour garder la frontière. Elles, qui n’ont jamais quitter vraiment le village vont devoir faire de long trajet. Par chance, elles vont rencontrer de très bonnes personnes comme le gardien de canard, le vieux Môc avec qui elles vont vivre un bon moment, le docteur Tinh, les soldats Khiêt et Lênh… Toutes deux vont s’enrichir et grandir. Bien entendu, tout va bien se finir pour tout le monde.
Un roman initiatique très poétique qui reflète vraiment une pensée asiatique. Toutefois, les pages se tournent et il ne se passe pas grand chose. Tout est lent, trop lent souvent avec des descriptions sans beaucoup d’intérêt. On rencontre ces personnes ignorantes s’inventant des histoires pour combler leurs peurs. Comme cette idée par exemple de cette chouette qui chante trois fois annonce forcément la mort d’une personne et que le cadavre de l’animal ressemble à un humain. Des idées que l’on peut trouver très semblables en France aussi comme cette idée que le mal habite dans la chouette et qu’il fallait alors la tuer et les clouer sur les portes. Ma grand-mère croyait que ces animaux arrachaient les cheveux des femmes. Alors bon, un récit sur les croyances d’un autre temps dans un autre pays, j’avoue n’avoir pas trouvé grand intérêt à cette lecture. On peut en trouver des histoires pareils dans la littérature française d’un autre temps et qui ne m’intéresse pas plus.
Une lecture longue et décevante qui aurait pu être rédigé en 10 pages maximum. Le style asiatique ne m’a pas encore conquise cette fois mais une prochaine peut-être.
Répondre à Mon auto-challenge – 200 livres en 2015 | 22h05 rue des Dames Annuler la réponse.