Nous sommes tous des féministes – Chimamanda Ngozi Adichie

unnamed-44ème de couverture
«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

 

La lutte pour le droit et l’égalité des Femmes paraît encore surprendre beaucoup de personnes de nos jours dans le monde. Beaucoup croit que cette dernière est acquise et qu’on n’a pas à en demander plus. A tors bien entendu, c’est ce que Chimamanda Ngozi Adichie nous raconte dans cette ouvrage nommé par Folio : Nous sommes tous des féministes.

Ce petit livre propose deux textes. Le premier est un texte légèrement modifié qui a été prononcé lors d’une conférence en décembre 2012 au TEDeEuston, un colloque annuel consacrée à l’Afrique. Elle a été convié par les organisateurs qui sont un de ces frère et un ami pour parler du féminisme. Les clichés ont la vie très difficile en Afrique. L’auteure va nous parler de son vécu dans son pays, le Nigéria, où la suprématie de l’homme est partout. Il est surprenant de voir une femme rentrée dans un hôtel et qu’elle puisse prendre une chambre pour elle si elle n’est pas une prostituée ou donner un pourboire à une personne qui gare la voiture, c’est quand même l’homme qui a le remerciement car c’est l’homme qui a l’argent. Très jeune, les enfants sont élevés différemment comme un endoctrinement qui va diriger les places de chacun dans la société du futur. Certains diront que c’est culturelle, ce qui est vrai mais il ne faut pas oublier que c’est l’être humain qui fait la culture et non l’inverse. Les petits garçons devraient autant apprendre à faire à manger que les petites filles. Les petites filles devraient avoir les même aspirations que les garçons pour faire des études et avoir des postes à responsabilité avec le même salaires. Elles devraient avoir le droit de choisir l’homme avec qui se marier et non qu’on leur impose un mari et devoir rester à la maison pour faire les tâches ménagères, s’occuper des enfants et être un objet sexuel.

Chimamanda-Ngozi-Adichie

Le deuxième texte est une nouvelle nommé Les marieuses qui est issue d’un recueil de nouvelles nommé Autour de ton cou. Agatha est mariée avec un homme qu’elle ne connaît pas mais qui a un fort potentiel auprès de sa famille puisqu’il est médecin en Amérique. Elle n’a pu le voir que quelques jours avant d’être marié avec lui et d’aller aux Etats-Unis en sa compagnie. Son désespoir commence très vite lorsqu’elle visite l’appartement sans meuble de cet homme qu’elle ne connaît pas. Puis il lui apprend qu’il n’est pas encore médecin mais fait l’école de médecine. Qu’il ne faut pas qu’elle parle la langue du pays mais qu’il ne faut parler qu’en américain et il va même jusqu’à changer son prénom afin de faciliter son adaptation locale. Maintenant, elle va devoir se nommer Agatha Bell et cuisiner que de la cuisine américaine. En sympathisant avec la voisine du dessous, elle apprend qu’elle pourrait travailler et acquérir une certaine autonomie. Elle ne peut pas car son mari est toujours marié en Amérique avec une femme qui refuse pour le moment le divorce. Sans ami, sans argent, sans famille, elle se retrouve bloquée dans un pays qu’elle ne connaît pas et son seul choix reste d’accepter et d’accepter son mal-être, pour un temps peut-être.

Un livre qui ose dénoncé et dire l’inégalité entre les femmes et les hommes. Une évolution est possible en changeant l’éducation des enfants en leur donnant le même espoir de s’épanouir de façon égale avec le temps. La femme n’est pas un objet qui sert autant au ménage qu’au plaisir sexuel d’un homme. Elle a le droit et le devoir de pouvoir faire des études, de voyager, de faire des enfants et de partager les tâches ménagères avec sa moitié, de gagner autant d’argent qu’un homme et surtout d’arrêter d’être juger sur ce qu’elle porte ou son comportement. Et cela est valable partout dans le monde et pas uniquement en Afrique ou cela reste encore une société très machiste. Une femme à le droit d’être exigeante, d’être forte, d’être faible, d’être belle, d’être rebelle, de faire ce qui lui plaît….

Merci à Folio pour cette lecture

Extrait dans la conférence de Chimamanda dans la chanson Flawless de Beyonce

L’avis de La cause littéraire

10 réflexions sur “Nous sommes tous des féministes – Chimamanda Ngozi Adichie

  1. j’ai acheté « We are all feminists » en Angleterre alors je vais bientôt le lire je pense et je garde ton billet pour le lire de plus près après! 😉

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