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Empruntant largement à l’histoire de ses grands-parents, déportés comme des centaines de milliers de citoyens américains d’origine japonaise, après l’attaque de Pearl Harbour, Julie Otsuka retrace le destin d’une paisible famille de Berkeley. Dans ce climat de psychose et de peur collectives où chacun est soupçonné d’être un traître au service de l’empereur, commence une lente descente aux enfers… Alors que le père est déjà interné, la mère et ses deux jeunes enfants sont envoyés dans un camp de l’Utah aux confins du désert. Un exil fait de privations et de souffrance, où les pires sévices sont perpétrés dans l’indifférence générale. Trois ans plus tard, lorsque le monde sort de sa folie et qu’arrive le temps des retrouvailles, c’est une famille brisée qui doit réapprendre à vivre avec ses voisins.

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Julie Otsuka a fait beaucoup parler d’elle avec son second roman Certaines n’avaient jamais vu la mer qui a donné un peu de lettre de noblesse à son premier Quand l’empereur était un dieu. Elle conserve son sujet de prédilection, les japonais aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Prêt un voyage culturel?

Inspiré par l’histoire de ces grands parents, l’auteure nous raconte l’histoire d’une famille de japonais installés aux Etats-Unis. A partir de l’entrée du Japon dans la seconde guerre mondiale et la peur du communisme, les asiatiques sont victimes d’actes de malveillance et de haine. Les conflits augmentants sur les mers, les américains décident de parquer les japonais dans des centres de déportation en attendant la fin de la guerre. Le père de famille avait déjà été emmené en pleine nuit par la police car il était suspecté de donner des informations à l’ennemi. Beaucoup d’hommes ont été ainsi enlevés à leur famille par crainte de collaboration qui souvent se concluait par l’innocence de ces derniers.

On découvre une famille qui subit la haine, la suspicion, le rejet, le jugement et le racisme. Mais comment faire face à cela? Attendre que cela passe car cela passe toujours. Une fois enfermé, chacun attend qu’un jour on puisse les renvoyer chez eux. Les deux enfants se font à cette vie et se font des amies qui tout comme eux n’ont jamais le Japon et voir même ne parle même pas la langue. Lorsqu’enfin, ils peuvent rentrer dans leur maison, bien entendu elle a été pillée et saccagée allant même jusqu’au jardin. L’insertion va être de nouveau très difficile et cela va aller en se disant chinois pour éviter de se faire battre par des inconnus.

Malgré une histoire qui semble authentique dans la description, j’ai trouvé que cela se rapprochait plus d’un documentaire romancé que d’un roman. Je me suis ennuyée en tournant les pages même si le sort de ces personnes étaient un fait réel. Mais je pense que j’en aurais appris beaucoup plus en regardant un reportage sur le sujet sur Arte. L’histoire m’a intéressé à un sujet que je ne connaissais que vaguement et c’est tout. Le soulagement en venue quand j’ai fermé le livre et surtout quand je l’ai donné à quelqu’un qui semblait curieux du sujet.

Moralité, je ne vais pas poursuivre la découverte de cette auteure avec ces prochains romans qui risquent encore de parler de la même chose. Toutefois, pourquoi pas lire des auteurs japonais encore très rare de mon répertoire de lecture ainsi cette lecture ne sera pas totalement du temps perdu.

De la même auteure
Certaines n’avaient jamais vu la mer 

 

4 réponses à « Quand l’empereur était un dieu – Julie Otsuka »

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