Il paraît incroyable qu’un livre avec le mot Ikéa se vend aussi bien que disparaissent les brochures en magasin. Une publicité gratuite pour une chaîne et un voyage improbable pour un fakir, voilà comment on pourrait résumer le roman de Roman Puertolas : L’extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa.
Il est impossible d’aller dans une librairie sans tomber sur cet ouvrage mais le plus étrange c’est que personne ne m’a parlé de ce livre. La semaine dernière en allant dans une bibliothèque, je découvre ce livre en rayonnage alors que j’étais en 17ème position dans la médiathèque à côté de chez moi. Sans hésitation, j’emprunte l’ouvrage pour lecture immédiate. J’avoue que j’avais hâte de le lire car une idée d’une lecture amusante devait se présenter à mes yeux.
Mais voilà, l’histoire d’Ajatashatru Lavash Patel m’a très vite ennuyée. Au début, l’histoire me prêtait à sourire. Un fakir, escroc, vient s’acheter dans un Ikéa en Ile-de-France avec l’économie de son village un lit à clou. Il ne devait rester que deux jours. Comme il n’avait pas d’hébergement pour la nuit, il décida de dormir dans le magasin pour repartir avec son lit avant de se diriger vers l’aéroport. Entre temps, par filouterie il a rencontré une jolie femme, Marie dont il tombe sous le charme à qui il soutire 20€ pour avoir le montant total global pour faire son achat de literie.
Une fois revenu seul pour passer la nuit dans Ikéa, un bruit le surpris et se dirigea vers une armoire pour se cacher. Toutefois, c’est cette armoire qui va être envoyée en Angleterre sans être démontée. Enfermé dedans, il va commencer le voyage et à un moment on va lui parler. Des clandestins qui se sont faufilés dans le camion pour passer la frontière vont échanger et lui raconter leurs vies. Ajatashatru s’en trouve touché. Pas de chance, ils se font arrêter par la police et sont placés dans un camp de rétention. Le lendemain direction l’Espagne avec d’autres personnes qui eux aussi n’avaient jamais mis les pieds dans ce pays. Pour fuir un conducteur de taxi gitan qu’il rencontre partout et qui veut sa peau, il se cache dans une malle direction l’Italie.
Puis il rencontre une actrice française avec qui se lit d’amitié qui va lui faire changer de vit. Une illumination comme quoi il pourrait devenir écrivain lui donne l’idée d’écrire une histoire sur ces vêtements. Il va par la suite la retranscrire par écrit et on va même lui proposer d’être publié. Le voyage continu vers la Libye où il va rencontrer la violence et la misère. Une révélation va se faire à lui : il doit retrouver Marie et l’épouser. Bien entendu, tout va bien finir dans le meilleur des mondes.
Au début, j’ai souris puis c’est devenu laborieux de lire et de continuer à tourner les pages. Tellement gros, tellement absurde, tellement lourd que j’en avais raz la casquette. J’ai cru lire une pâle copie du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire avec un titre compliqué et une histoire tarabiscotée mais en beaucoup beaucoup moins bien et moins drôle. Toutefois, l’auteur a abordé de façon assez sensible et véridique les clandestins qui viennent du monde vers les pays européens en quête d’une meilleure vie et pour leur famille. Une détresse et une souffrance pour ces personnes qui quittent tout pour aller vers un inconnu possible meilleur.
Une lecture en demi-teinte avec une histoire capilotractée avec beaucoup trop de légèreté. Malgré un bon début d’histoire, l’auteur dans sa frénésie d’écriture a voulu aller vite puis a bouclé le livre pour faire autre chose. Assez rapidement, je me suis ennuyée et je ne n’avais qu’une hâte lire le prochain livre de ma Pal. Moralité : je ne me ferais pas ravoir de suite par un titre de livre ou une couverture. Je vais rester aux conseils de mon libraire.
L’avis de Belette, Les livres de Georges, Lire par Elora, Passionculture, Sylire
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