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4ème de couverture
Aux États-Unis, rien ne se discute, rien ne s’écrit, sans que d’une façon ou d’une autre Bukowski n’y soit mêlé. Or que raconte cet Américain de cinquante-sept ans, né en Allemagne et ancien facteur de son état ?
Tout simplement que l’époque n’a pas bonne mine, que nos mœurs ne s’améliorent pas et que la vie ne vaut d’être vécue qu’entre un comptoir et un lit. Toutes choses que chacun de nous sait mais que Bukowski redit sur un ton inimitable, entre pleurs et rires. À peine lues, ses histoires ne vous quit-tent plus parce qu’immédiatement vous les reconnaissez pour ce qu’elles sont : en prise directe avec nos déboires, nos misères, notre corps, notre esprit.


Lire Bukowski, c’est une aventure quand on y met les pieds pour la première fois. Attention, esprit prude et très sensible, passez votre chemin. Sinon, ouvrez les pages et laissez la folie ordinaire vous envahir.

Tais-toi, traînée! Tu as vidé plus de couilles qu’il y a de boules sur un sapin de Noël. Le ton est donné. 21 nouvelles vont se succéder ayant toutes deux choses en commun : du sexe, du sexe, du sexe et la femme. Et ici pas de détour de forme pour parler de sexe. Pas de mots tels que pénis ou vulve ou d’image pour parler sexualité. Une bite, une couille, un doigt, c’est clair et direct. Derrière cette thématique, on découvre une société pauvre, qui coule, qui sombre, qui n’a plus de repère. L’espoir est une utopie de riche.

Charles Bukowski dit Hank est le personnage principal de ces histoires. Profitez de la vie, c’est profitez de chaque instant de plaisir : le plaisir de la chair, la drogue, la nourriture. Demain, est un autre jour et on verra à ce moment là. Bien entendu, cela ne se fait pas avec le sourire et la bonne humeur. Hargneux, mécontent, chieur, grossier, il déteste les gens. Sa haine c’est sa manière d’aimer le monde.

Les histoires malgré le désespoir ont une intensité qui m’ont touché. Surtout la nouvelle où une jeune fille se suicide, où la petite parcelle de lumière qui commençait à luire ne lui à pas permis de se battre. J’ai ri dans la découverte extraordinaire de la « machine à baiser ». Un peu dangereuse quand même, surtout si vous tenez à votre service trois pièces.

Bref, des histoires qui mettent un bon coup de pied dans les couilles qui permettent de bien prendre en compte que le monde des bisounours c’est pas là. A moins que cela soit la version non officielle.

Une lecture qui à mon avis va se compléter par la découverte de ces autres romans.

L’avis du Bison

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Apporte moi de l’amour – Charles Bukowski et Robert Crumb

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26 réponses à « Contes de la folie ordinaire – Charles Bukowski »

  1. Avatar de Apporte-moi de l’Amour – Charles Bukowski | 22h05 rue des Dames
  2. Avatar de Mon auto-challenge – 180 livres en 2013 :) | 22h05 rue des Dames

    […] 157. Gray Horses – Hope Larson 158. L’étrange contrée – Ernest Hemingway 159. Contes de la folie ordinaire – Charles […]

  3. Avatar de Challenge ABC Critiques Babelio 2013 – 2014 | 22h05 rue des Dames

    […] devront tous commencer par une lettre différente de l’alphabet. B : Charles Bukowski : Contes de la folie ordinaire L : Lisa Lutz : Spellman & associés – Tome 1 S : Luis Sepulveda : Histoire du chat et de la […]

  4. Avatar de Challenge Romans Cultes de Métaphore | 22h05 rue des Dames

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  5. Avatar de Les lectures du mois de novembre | 22h05 rue des Dames

    […] Livres  – Contes de la folie ordinaire de Charles Bukowski : L’avis de Noctenbule […]

  6. Avatar de belette2911

    Et bien, tout un programme !! 😀

    1. Avatar de noctenbule

      En effet 🙂
      Tu connais comme auteur ?

      1. Avatar de belette2911

        De nom et de réputation ! Surtout aux travers des autres lecteurs qui ont chroniqué ses livres.

      2. Avatar de noctenbule

        Je pense que tu aimerais 🙂

      3. Avatar de belette2911

        M’est avis que oui, mais je me méfie de moi-même, je pourrais trouver le langage vulgaire, à force 😉

      4. Avatar de noctenbule

        Cela serait dommage 🙂

      5. Avatar de belette2911

        Je vais réfléchir à ma liste déjà longue et voir ce que je peux faire avec cet auteur.

      6. Avatar de noctenbule

        Ben oui, putain de merde 🙂

      7. Avatar de belette2911

        Oh, ça fait chier cette enculée de liste de mes deux que je n’ai pas ! 😀

        ça soulage.

  7. Avatar de Secrète Louise

    Les contes de la folie ordinaire, je l’ai étudié lorsque j’étais en seconde. Je crois qu’aujourd’hui ça ne serait plus possible.
    C’est dommage que l’on ne retienne de cet écrivain que son côté gros dégueulasse, car ses écrits sont plein de sensibilité,Même si son langage est cru franchement il dit des choses intéressantes.

    1. Avatar de noctenbule

      Il dresse le portrait d’une société en souffrance partagé entre la pauvreté et la misère d’un côté et de l’autre la richesse et l’exubérance et la superficialité.

      1. Avatar de sylire

        Je pense découvrir sa plume un jour mais peut-être pas avec ce titre qui ne m’attire pas trop. Dans un de ses livres, il évoque son enfance. Je préfèrerais plutôt lire celui-là.

  8. Avatar de Marion

    J’ai lu Pulp de l’auteur. Mais pas encore celui là, il est sur ma PAL, j’ai hâte !

  9. Avatar de Valentyne

    Coucou
    je reviens
    mon comm d’hier a disparu (ou alors je ne vois pas clair)
    Je disais juste que je n’avais pas trop aimé ce livre (mon côté prude lol)
    Mais qu’une nouvelle m’avait estomaquée , dans le bon sens du terme : c’est la nouvelle « le ramoneur » 😉
    Bonne soirée

  10. Avatar de Challenge Romans Cultes – Liste des participants | Métaphore

    […] Noctenbule – Le K – Dino Buzzati – Fahrenheit 451 – Ray Bradbury – Le vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepulveda – Gatsby le Magnifique – Francis Scott Fitzgerald – Mon chien stupide – John Fante – Jonathan Livingston le Goéland – Richard Bach – Pourquoi j’ai mangé mon père – Roy Lewis – Contes de la folie ordinaire de Charles Bukowski […]

  11. Avatar de Challenges Romans Cultes – plus que 6 mois ! | Métaphore

    […] Noctenbule – Le K – Dino Buzzati – Fahrenheit 451 – Ray Bradbury – Le vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepulveda – Gatsby le Magnifique – Francis Scott Fitzgerald – Mon chien stupide – John Fante – Jonathan Livingston le Goéland – Richard Bach – Pourquoi j’ai mangé mon père – Roy Lewis – Contes de la folie ordinaire – Charles Bukowski […]

  12. Avatar de Challenges Romans Cultes – plus que 6 mois ! | Métaphore

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  13. Avatar de Fin du Challenge Romans Cultes au 31 août!!!! | Métaphore

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  14. Avatar de L’ensemble de toutes les lectures par auteurs | 22h05 rue des Dames

    […] : L’avis de Noctenbule Charles BUKOWSKI – Contes de la folie ordinaire : L’avis de Noctenbule Charles BUKOWSKI – Woman : L’avis d’Elela William BURROUGHS – Lettres du yage […]

  15. Avatar de Apres deux ans de lectures… | Métaphore

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  16. Avatar de L’Apostrophe – Epernay | 22h05 rue des Dames

    […] Contes de la folie ordinaire – Charles Bukowski 4ème de couverture C’est le moment de s’embarquer dans le bateau ivre de Bukowski, l’écrivain poète, né Allemand, citoyen américain par adoption des rues et des bars, témoin des clameurs urbaines… Virons donc du côté d’une folie ordinaire, celle qui sommeille en chaque individu, celle qui vous prend aux tripes un beau matin et fait du corps une marionnette dont on tire les fils, celle qui s’immisce, reptilienne et ne se tait qu’à la mort. Bukowski délivre aux lecteurs qui veulent bien le suivre dans sa démarche, les contes quelques peu exubérants de cette lente conquête de la déchéance. D’abord abrupte, trash, la folie se coule peu à peu dans la vie et se fait plus mature. Elle gagne en âge et arrondit les angles, estompe sa vulgarité, s’intériorise, pour finir par adopter le corps physique qu’elle habite. Sexe, alcool, et courses de chevaux sont son lot quotidien : Bukowski parle de Bukowski ; ou plutôt de son double, son extension littéraire au prénom poussif : Hank. Le barfly jubile de son petit tour d’auto-parodie. Il en rajoute avec quelques portraits taillés serrés : des ouvriers alcooliques, des jeunes auteurs déjà accomplis dont l’œuvre le révulse et qui lui renvoient l’image insupportable de son parcours d’écrivain à succès. Car Bukoswki vomit à la face de ses contemporains. Il vomit aussi ses pages, et vous somme de prendre son parti ou de le fustiger. Certes, l’auteur ne laisse pas indifférent, à la première lecture assurément… à la seconde, on se surprend à trouver les limite de ce trash qui apparaît finalement presque désuet. Et pourtant, cette thématique poursuit sa route, se charge d’une iconographie nouvelle, s’enrichit, s’épanouit, se modèle à l’image du monde moderne. Le trash est clean… il suffit de regarder du côté de la bande d’Irvine Welsh. Changement d’époque, mais même folie… Bukowski a fait des petits ! […]

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