Mon vélo et autres amis – Henry Miller

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En sa présence, on ne met pas longtemps à se rendre compte qu’en dehors du théâtre, il a la passion des femmes. Il les aime comme un jardinier aime les fleurs.

Quand Joe aimait un livre, il n’arrêtait pas d’en parler. Il le conseillait à tout le monde et à n’importe qui sans s’occuper d’instruction ni de culture. « Lisez-le! disait-il. Ca vous fera du bien ».

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4ème de couverture
Dans cet ouvrage, véritable cantique à l’amitié, Henry Miller dessine les portraits colorés de ses compagnons des bons et des mauvais jours, comme il a commencé à le faire dans Le Livre des amis.
S’ils sont moins connus qu’Anaïs Nin, Alfred Perlès ou encore Conrad Tericand, le  » diable au paradis « , ces autres amis n’en méritaient pas moins l’hommage vibrant que leur rend ici l’auteur des Tropiques et de La Crucifixion en rose.

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Cette édition rassemble trois livres écrits par Henry Miller : Le Livre des amis, Mon vélo et autres amis et Joey.  En effet, ces écrits son très cohérents puisqu’il parle de ces amis et des femmes qu’il a connu ce qui compose en grande partie sa vie. Lorsqu’il parle de ces amis qu’il a aimé de façon très sincère il parle de lui bien entendu et des femmes avec qui il a couché. Il y a les femmes qu’il a rencontré et celles que ces fameux amis lui amenaient.

Son univers se résume à ces amis masculins d’un côté et les femmes en général de l’autre. Il a un côté assez obsessionnel sur le sexe. Toutes les deux pages, on trouve au moins une évocation que cela le concerne ou non. Un élément indispensable à sa vie, à la perception de ce qui l’entoure. Il aime les femmes mais n’est pas fait pour vivre avec, pour preuve son nombre de mariages et de divorces.

J’ai eu quelques difficultés à rentrer dans les descriptions mais à partir de 50ème page, c’est bon, j’ai accroché. Une fois que l’on comprend que c’est une personne égocentrique, égoïste et macho, on se laisse aller dans les pages. On rencontre ces amis qui partagent beaucoup de ces traits de caractères et parfois ces femmes de tempérament qui l’ont occupé le temps d’une autre rencontre.

Il trace un portrait de sa vie, d’une époque et d’un mode de vie. Il rencontre ces amis artistes et partagent la même passion de la littérature, de la musique, de la peinture, du voyage, de la bonne nourriture, de l’alcool, des femmes et du sexe. J’imaginais ces rencontres un peu partout dans le monde où le rire côtoie la déchéance humaine. Bienvenue Anaïs Nin, Raymond Queneau, Blaise Cendrars, Alfred Perlès… qu’il fréquente à l’occasion ou sur du long terme. Un autre univers est ouvert, un que je ne connais pas que je peux replacer dans un autre temps, avec d’autres moeurs.

Bref, une lecture bien sympathique à la rencontre d’Henry Miller qui s’aime beaucoup et d’une Amérique d’une autre époque. L’auteur du Tropique du cancer n’aurait pu faire autre chose qu’écrire et son meilleur ami est un vélo.

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7 réflexions sur “Mon vélo et autres amis – Henry Miller

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  2. il a fait de l’autofiction avant l’heure et Durrell, il n’en parle pas
    d’ailleurs Durrell lui dit souvent que Miller perd du temps à écrire sur Durrell alors qu’il a tant et toujours écrit sur lui, sa vie, cela se recoupe ici

  3. Pingback: Challenge 50 livres en 6 mois | 22h05 rue des Dames

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