Troïlus et Cressida – William Shakespeare

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Une trêve se fait dans la guerre de Troie, qui oppose les grecs au troyens. Les ennemies se fréquentent comme d’anciennes connaissances, de bons amis. Cela va t’il mener à la paix? Bien entendu, que non….

Le fils conducteur du spectacle est l’Amour, cette douce passion qui touche Troïlus, fils de Priam et Cressida, fille du prêtre grec Calchas mais aussi les autres protagonistes de l’histoire. Un amour qui amène au désespoir, à la haine, à la folie, à la guerre et à la vengeance.

La belle Cressida, va être va être échangé contre un prisonnier troyen, Anténor, au désespoir de ce jeune amour tout juste consommé. Ils se promettent fidèlité et amour éternel mais le destin va en être autrement, car le coeur de la belle va être aussitôt de nouveau conquis. La rage l’emporte tout comme d’autres où leurs belles sont emprisonnés, loin ou mortes. Même parfois, leur compagnon de vie et de coeur meurt au combat, la blessure donne rage et folie pour tuer celui qui à créer cette souffrance. La guerre n’est fini pas et dont l’absurdité commence à devenir flagrante, Hector ne croit plus en cette dernière, Achille refuse de se battre.

Dans une sublime mise en scène de Jean-Yves Ruf qui par jeux de rideaux, de voiles et d’escaliers amovibles on se déplace dans le temps et dans l’espace. De même des costumes à l’aspect simple qui permettent de situer les contextes des évolutions. Tout est majestueusement bien pensé et joué. Je reste toujours sous le charme de Loïc Corbery (Ajax) même en simple d’esprit et devient sous le charme de Michel Vuillermoz à la voie si virile qui incarnait Hector, ce chef de guerre. Même si le son qui sortait de la bouche de Cressida (Georgia Scalliet) avait tendance à m’irriter, je l’ai trouvé très crédible dans le rôle de la femme amoureuse qui doit survivre dans ce monde d’homme et de guerre.

Un bon moment malgré 3h00 de spectacle, qui sont passés assez vite. N’ayant pas lu l’Illiade, quelques références me manquait pour comprendre tous les liens entre les personnages. En plus, il faut rajouter la langue de Shakespeare, qui parfois échappe à ma connaissance. A part, cela un bon moment de théâtre et quelle qualité de jeux… Jamais déçue par la Comédie Française, et ne même temps, il joue depuis 1680.

Sacré Shakespeare, il me surprendra toujours….

Lien vers la fiche spectacle : www.comedie-francaise.fr/spectacle-comedie-francaise.php?spid=362&id=517

Plus loin
L’Illiade d’Homère

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CategorieMoliere

Une réflexion sur “Troïlus et Cressida – William Shakespeare

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