
La gourmandise du marsupilami est sans fin. Voilà qu’en dévorant une radio miniature, il créé le début d’une aventure incroyable. Dorénavant, ils vont au devant du danger pour sauver un pays sous dictature.
4e de couverture
Suite à une gaffe du Marsupilami, Spirou et Fantasio sont impliqués dans un conflit entre le roi du Bretzelburg et la présidente du Maquebasta.
Mon avis
En croyant manger un morceau de sucre, voilà que le marsupilami dévore une radio miniature apporté par Fantasio. La machine va finir par s’éteindre toute seule. Mais ce n’est pas le cas et le bruit n’arrête jamais. Le marsu n’en peut plus et se met un coup de poing en queue en plein nez. Inquiet, Spirou et Fantasio l’emmène chez le vétérinaire qui va retirer l’appareil. Il veut garder l’animal en cage afin de voir son état de santé. Lui n’est pas de cet avis. Et heureusement, car ses amis sont en danger. Son arrivée va tout changer car ils étaient dans des situations assez périlleuses. Cela n’est pas facile d’être discret en dictature. Par chance, un réseau de résistants permet de s’infiltrer. Une personne en plus, avec Marcelin Switch, un radioamateur, amoureux des ondes courtes. La radio empêchait de capter les message du roi de Bretzelburg. L’improbable reste l’essence de l’aventure.
Bien que l’histoire n’a pas été réalisée d’une traite, cela ne sent pas du tout. L’histoire débute sa parution dans « Spirou » en 1961 pour s’arrêter pour cause de dépression de Franquin. Elle reprend en 1963 avec Greg en supplément et sort en album en 1966. On note toujours deux choses. Toujours le syndrome du super héros avec le duo qui apporte la démocratie et la liberté à un pays. Heureusement qu’ils sont venus car le réseau de résistants n’y arrive pas. L’autre est la référence à l’Histoire dénonçant le militarisme, la torture, la censure, la manipulation et l’ensemble des systèmes totalitaires. Pas besoin de trouver un conflit en particulier car malheureusement, cela restera toujours un sujet d’actualité.
Pour rendre le sujet moins grave, les bédastes utilisent beaucoup d’humour avec des situations très cocasses. On voit Spirou nettoyer les vitres pour écouter une conversation alors qu’une fenêtre est ouverte. On voit un vieux jardinier montrer à un soldat comment dormir pendant qu’il surveille un lieu et qu’il s’ennuie. Il se fait forcément prendre car ce n’est pas respectueux de l’ordre. Des petites choses aussi sont amusantes comme le bus avec des pédales pour le faire avancer pour réduire les coûts de l’essence. Sans oublier l’omniprésence de Spip qui a toujours une répartie drôle et piquante. Il apporte vraiment un vent frais à l’album. On retrouve la force d’un Franquin qui veut faire rire même avec des drames.
Une lecture qui fait voyager dans le temps et qui nous donne à réfléchir et à sourire.
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