
Spirou et Fantasio attendait avec impatience d’aller à Tahiti. Seulement, des agents secrets avaient besoin de leurs compétences pour sauver des prisonniers. Malgré eux, les voilà à Moscou où leur survie est en jeu.
4e de couverture
Piégés par le KGB, nos intrépides amis se voient obligés de combattre un adversaire de longue date.

Mon avis
On ressort un peu mitigé de cet album de Spirou et Fantasio. Le duo d’ami devait partir pour Tahiti et ils étaient vraiment heureux de cette perspective. Il devait travailler en plus car n’oublions que Fantasio est journaliste. « Ma vraie vocation, c’est le reportage de fond sur les cocotiers! L’espionnage par moins 35°, j’ai pas la santé! » (p. 11). Mais voilà qu’on les enlève pour résoudre une énigme en Russie pour le KGB. Ils n’ont guère le choix de faire face à un adversaire de longue date. Il se nomme Tanaziof, un « prince blanc » et en changeant les lettres de sens on tombe sur Zantafio. Le cousin éloigné de Fantasio sait se mettre dans des situations assez improbables. On le retrouve aussi dans les tomes 4, 7, 8, 16 et 23. Il vole le corps de Lenine puis veut faire exploser des bombes pour prendre le pouvoir en Russie. Vladimir Poutine n’était pas encore président. Il arrive à bien s’entourer car il a ses entrées dans le KGB. D’où l’importance d’avoir des agents extérieurs pour mener une enquête car on sait qu’ils n’ont pas été corrompus.
Les pages se tournent où nous sommes toujours embarqués dans l’aventure. Tout se termine avec un happy end où les deux agents qui avaient enlevé Spirou et Fantasio retrouve leur progéniture. Donc on se doute que l’état français n’était pas vraiment informé de cette mission. Tout est prétexte à inventer une aventure avec moult rebondissements.
Tome et Janry s’amusent au niveau graphique par exemple. Certaines lettres sont à l’envers pour faire un clin d’oeil au cliché de l’alphabet cyrillique. On sent de l’amusement dans l’écriture. En page 39, on assiste à une scène digne des films d’action. Une bombe risque d’exploser et de tuer les héros. Par chance, un agent qui passait par-là arriver à stopper la matriochka explosive. Une cigarette poser sur le déclencheur et hop tout le monde est sauvé. Improbable et assez drôle. L’humour est de mise pour plaire aussi bien aux enfants qu’aux parents. Exemple avec le colonel Lafidmèrev : « Pour une fois, faire confiance. Guerre froide terminée. Nous plus manger enfants maintenant ! », et de terminer par un grand rire sonore : « Nous autres Russes aimer humour… ». Il n’est pas toujours facile de trouver le juste milieu. Les clins d’oeil à la culture bd sont présentes avec des masques de l’univers de Mickey, de Natacha et même d’Astérix et Obélix. Spip est présent et reste assez secondaire bien qu’il sauve les héros plus d’une fois. Et on ne trouve pas de propos discriminants et racistes comme les premiers tomes. Par contre, les femmes restent encore très peu présentes et les rares sont avec des grosses poitrines ou vieilles moches dans une seule scène. Il faut que l’on retrouve aussi ce qui fait aussi la marque Spirou et Fantasio.
Une lecture qui fait voyager et qui donne envie de continuer à découvrir les aventures de Spirou et Fantasio.
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