Quelle joie de pouvoir aller en festival entre potes. Seulement parfois l’enthousiasme amène à faire des bourdes. Quelle belle occasion d’aller découvrir un nouveau pays. 

4e couverture
Ils sont les deux boulets de la page « Édito » de Spirou. Mais dorénavant, les Fabrice sont aussi les héros d’une grande aventure sous le soleil de Mexico, à la recherche du trésor maya de Décalécatán ! Les Fabrice, croyant arriver à Niort pour un festival BD, débarquent en réalité à Mexico, où on les confond avec deux spécialistes des civilisations précolombiennes ! Leur mission : se rendre en pleine jungle amazonienne sur le mystérieux site de Décalécatán, afin de trouver un trésor maya convoité par Palmatec, un industriel peu scrupuleux… Le souci, c’est que les deux gaffeurs de l’« Édito » du journal Spirou, en roue libre comme jamais, ne sont pas les mieux armés pour affronter serpents, Indiens et autres malfrats sanguinaires… Par contre, pour nous faire marrer, ils se comporteront, comme d’habitude, en machines de guerre !Embarquez avec Fabrice Erre et Fabcaro (Astérix, Zaï zaï zaï zaï) pour une chasse au trésor délirante, entre Indiana Jones et Gaston Lagaffe !

Mon avis
Après la lecture, on pourrait croire un ouvrage publié chez Fluide Glacial. Mais non, c’est chez un éditeur standard. Les deux bedeastes ne sont pas des lapins de deux jours. A leur compteurs, on compte de très nombreux albums dans des genres très différents. Leur binôme est très complémentaire dans la folie. Les voilà au Mexique au lieu de Niort dans un festival bd. Ils sont pris pour des historiens de haut vol. Ils se gardent bien de le dire. Les voilà parti dans une aventure totalement folle et loufoque. L’improbable est de rigueur avec des gags que l’on voit arriver de loin. Sans oublier les blagues racistes et misogynes. « Ne vous y fiez pas, les fleuves c’est comme les femmes, ils ont l’air calmes et puis l’instant d’après ils peuvent se déchaîner de manière inattendue… Ils peuvent partir en crise d’hystérie juste parce que vous rentrez un peu tard parce que vous vous êtes arrêté boire un verre avec Pablo et que vous avez oublié les burritos, du coup les fleuves, ils vous font dormir sur le canapé sans la moindre pitié!!! » (p. 29). Les clichés sont utilisés de façon jusqu’au-boutiste. « Mais j’ai trouvé ici une culture et des valeurs qui me conviennent et que j’ai cherchées toute ma vie, des valeurs de paix, de respect, de justice et d’harmonie! C’est au milieu de cette nature apaisante que je veux finir mes jours, auprès de mes amis les acahualpas! » (p. 25). On rigole des réponses de la seule femme : « Je commence à en avoir plus qu’assez de votre comportement, de vos maladresse, de votre misogynie d’un autre temps! Non mais vous venez d’où?! On en 2024! #Metoo, ça vous parle?! Vous vous croyez dans une comédie d’aventure des années 80 ou un OSS 117?! Le monde à changé, vous savez ça?!! » (p. 39). Il y a un même un angle environnemental très engagé. Le style a son public. Même si on ne trouve rien d’amusant, cela change les idées de ce que l’on peut lire habituellement. Et surtout ça nous incite à se pencher plus sur le travail du profs d’histoire et de son compère. 

Une lecture qui rappelle des moments d’un autre temps. 

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