
La guerre est une période où la mort est omniprésente. Tous veulent défendre la nation car fuir est un risque d’être fusillé pour l’exemple. Certain dans la solitude rencontre des fantômes bien particulier.
4e de couverture
1944, dans les Ardennes belges, un petit groupe de soldats américains est en première ligne pour stopper l’ultime sursaut de l’armée allemande. De jeunes soldats sont enrôlés pour pallier les lourdes pertes occasionnées par cette contre-attaque. Parmi eux, Le Bleu prépare non sans appréhension les premiers moments de sa guerre. Positionné par son lieutenant dans un trou au pied d’une croix, il attend jusqu’au moment où… Belote, rebelote et dix de der! C’est par cette annonce bien connue par les amateurs de belote qu’il va faire connaissance avec Joseph, Manfred et Amédée. Tout irait pour le mieux si ces trois personnages n’étaient pas des fantômes!

Mon avis
Quand on découvre la couverture, on sait que quelque chose d’horrible se passe. Le noir et blanc accentue la tension, la peur et l’horreur. On sait aussitôt que nous allons tomber dans un récit qui raconte la guerre. Très vite, nous sommes au coeur d’un conflit dans les Ardennes belges durant la Seconde Guerre mondiale. Le bleu, jeune américain sans expérience du combat doit rester auprès de la croix pour avoir une bonne vision de la zone et tirer si des allemands arrivent. Une chose improbable arrive car des fantômes qui apparaissent. Il fait connaissance avec Joseph, Manfred et Amédée. Cela donne des discussions assez improbables. Dans cette ambiance assez étrange, se déroule des choses improbables. Une amitié sincère se crée et s’ancre dans ce moment. Un sentiment d’impuissance s’installe et la nature joue aussi un rôle. La neige qui tombe recouvre ces milliers de cadavres et rend au paysage une apparence paisible. La mort se raconte à travers de nombreuses parties prenantes. Le regard des corbeaux ne manquent pas de sarcasme. Leur représentation correspond à celle de l’image d’Epinal. Le malaise est permanent à cela se rajoute l’horreur et l’épouvante. Le travail abrupte du noir et blanc rajoute une bonne dose d’inconfort. Le drame reste toujours identique qu’elle que soit l’affrontement et l’époque. Le monde ne tourne pas rond.
Une lecture qui nous perturbe de la couverture à la dernière page. Un moment qui donne l’impression que tout est fichu et que rien n’est possible.
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