A la maison, pas le temps de s’ennuyer. Boule et Bill rivalise d’imagination pour s’inventer des aventures au quotidien. Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente tout est source d’expérimentation.

4e de couverture
Boule, un petit garçon comme les autres, a comme meilleur copain Bill, son adorable et facétieux cocker. Outre Boule, Bill a une autre grande passion : Caroline, la mignonne tortue… Dans un univers familial plein de gentillesse et de joie de vivre, les bêtises et les espiègleries de Boule et Bill déchainent les éclats de rire des lecteurs de tout âge.

Mon avis
Se plonger dans Boule et Bill c’est faire un voyage dans le temps. Plus jeune, l’amusement était au rendez-vous dans ces aventures avec un garçonnet et son chien. En grandissant, on laisse l’innocence de côté et notre regard critique s’affine. Où il y avait la légèreté, il y a dorénavant de la lourdeur. Le père de famille qui travaille difficile dans un emploi dans lequel il ne s’épanouit pas. La mère de famille, blonde, mince, toujours sur son 31 qui s’occupe de la maison et des repas. Elle reste très secondaire et sert de gentille potiche. On s’étonne du gag où Roba en p. 25 où l’on voit de nombreux personnages féminins. La mère de famille est entourée de Séccotine, Natache et Yoko Tsuno mais au préalable Bill doit faire face à des gamines qui veulent le câliner. « Pas fâché d’être à la maison!… Les filles, c’est gentil, mais ça fait toujours des « guiliguili »!… Et s’il y a une chose que je ne puis supporter, c’est bien les « guiliguili » » (p. 25). La blague reste que les filles sont insupportables. L’autre chose aussi est la représentation des femmes. Elles portent des tenues moulantes et soignées, leur poitrine est importante. Elles sont toutes sexualisées ce qui interroge quelle image est transmise aux enfants. En plus, à cela se rajoute une servante, vieille et disgracieuse. Pourquoi est-elle là? Que faut-il en conclure? La police est aussi très cliché avec le mec (il n’y a que des hommes), souvent gros qui veut faire son malin avec son sifflet et qui parfois se rappelle sa jeunesse. Rien de surprenant dans la série d’un autre temps. Les lectures de jeunesse prennent souvent un coup de vieux, comme le lecteur. Quelques gags donnent à sourire et cela s’arrête là.

Une lecture qui remonte dans le temps et qui montre une société patriarcale de façon détendue.

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