Quand tu apprends que ta soeur a disparu, tu es prêt à tout pour la retrouver. Surtout quand elle fait partie de ces centaines de disparitions non élucidées. Un frangin décide de remuer la merde des cartels pour punir les coupables.

4e de couverture
Depuis 1993, dans la petite ville frontière de Ciudad Juarez, près de 2000 cadavres de femmes ont été retrouvés, et plus de 2000 sont portées disparues. Sûr que ça crée des vocations. Gael Garcia Morales est venu à Juarez pour y retrouver la trace de sa sœur, dont le visage figure parmi ceux des milliers de disparues pour lesquelles les familles désespérées collent des affichettes. Quelques mois plus tôt, elle avait rejoint l’association Esperanza, qui s’oppose aux trafiquants de drogue, aux policiers complaisants et aux avocats véreux pour faire la lumière sur ces assassinats ignobles. Mais Juarez n’aime pas les fouineurs. Certains ont tenté de mener leur propre enquête, on ne les a jamais revus…Dans le domaine de l’horreur, la réalité dépasse malheureusement souvent la fiction, et les auteurs se sont inspirés de faits réels pour ce one shot racontant l’enquête d’un personnage, menée au cœur des vérités obscures de cette cité mexicaine gouvernée par le crime et l’impunité.

Mon avis
Cette ville mexicaine de Juarez possède une sale réputation. Son taux de criminalité est très élevé et le nombre de morts n’arrêtent pas d’augmenter. Le narcotrafic pourrit gravement la région. A cela se rajoute plus de 1 500 mortes depuis 1993 et près de 2 500 disparues. La police est corrompue jusqu’au trognon et laisse faire. Contre quelques billets, tout est possible, surtout le pire. Gabriela a disparu et un homme veut savoir ce qui lui est arrivé. Surtout qui est derrière sa disparition et toutes les autres. Qui est ce ténébreux jeune homme qui veut faire la vérité à tout prix? A travers une enquête, les choses se dévoilent et montre une vie où le danger est permanent. La surprise dans le dénouement n’est pas vraiment au rendez-vous. L’émotion par contre est bien présente où l’on voit les dérives des ultra-riches et les conséquences sur les pauvres. Se lever le matin, ne garantie pas de pouvoir être vivant le soir. L’argent permet l’impunité. Qu’elle est le prix de la vengeance? Et est-ce que faire le ménage chez les puissants change la situation en profondeur? On peut en douter quand même. La fiction rejoint la réalité et il est bien de la montrer. Parfois les choses sont loin ce qui n’en fait pas moins vrai. Bien que l’on voit les ficelles de la structure, on prend du plaisir à la lecture pour voir à quoi ressemblait le happy end.

La drogue génère tellement d’argent que tout est permis. Parfois, la vengeance permet de soulager à court terme et d’avancer dans la vie.

L’avis de Belette : « Ce récit est sans concession ! Il est violent, mais toujours à bon escient, si je puis dire, autrement dit, il ne cherche pas à faire du glauque ou du violent juste pour le plaisir. Non, il se contente de raconter ce qu’il se passe, là-bas, sans mettre des œillères, mais sans rentrer dans tous les détails. »

Merci pour la recommandation à Belette

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