Qui a dit que les plantes vertes n’avaient pas de secrets à nous dévoiler? Sylvain Lauwers décident de leur rendre la parole à travers une bande dessinée. Etes-vous prêts à découvrir leurs secrets?

4e de couverture
Vous êtes-vous déjà demandé en arrosant vos géraniums ce qu’ils pensaient de la politique socio-culturelle actuelle ? L’arbuste de la voisine d’en face, avec ses couleurs chatoyantes, ne pourrait-il pas cacher une personnalité bien plus sombre ? Et pourquoi, ô grands dieux, ne parvenez-nous jamais à garder vos fleurs en vie plus d’une semaine alors que vous passez votre temps à les arroser ?
Découvrez tout ce que vous avez toujours voulu savoir au sujet de nos amies les plantes grâce à Herbarium, un album scientifique rigoureusement documenté et approuvé par les instances compétentes en la matière.

Mon avis
Quand on évoque la nature, on pense souvent à des livres sur le jardinage, la permaculture, les animaux… voire même les abeilles. Mais Sylvain Lauwers a pris le contrepied de cette approche en évitant toute pédagogie stricte ou leçon moralisatrice. Au lieu d’expliquer le fonctionnement de l’environnement, il donne directement la parole aux arbres, aux fleurs – qu’elles soient en pleine nature ou dans des pots – aux choux… et à bien d’autres surprises.

À travers des strips en trois cases, le bédéaste raconte des histoires à la fois percutantes et drôles. Pas le temps de s’ennuyer et chacun y trouve son compte. Certes, certaines blagues peuvent sembler déjà entendues, mais au vu du nombre de strips publiés, cela reste anecdotique. L’humour oscille entre noirceur, absurde et légèreté, jouant souvent sur l’improbable et le décalé. La fiction se mêle à des faits réels surprenants, au point que l’on doute parfois et que l’envie de vérifier certaines informations nous titille.

L’originalité du regard porté sur la nature est indéniable. Ici, aucun anthropomorphisme, juste des plantes qui s’expriment, offrant ainsi un espace de critique plus libre. L’humain, dans son désir de contrôler la nature, en limite souvent la liberté. Il leur donne du poison pour mieux les tuer et favoriser une culture. Pour digérer ce constat, l’auteur met en scène des gags récurrents avec une plante carnivore tentant d’attirer des insectes pour les dévorer. Aucun doute, après cette lecture, nous ne regarderons plus nos plantes de la même manière… jusqu’à imaginer ce qu’elles pourraient bien nous dire.

Une lecture drôle, légère et qui redonne le sourire avec nos amis les plantes et les arbres.

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