Le scrameustache s’ennuie dans la maison. Quand il sort, il ne passe pas inaperçu. C’est le début des ennuis surtout.

4e de couverture
Un nouvel envol pour l’extraterrestre le plus célèbre de la BD !Il se dit que l’espace est un lieu où le temps ne se déroule pas de la même manière que sur Terre… Voilà peut-être pourquoi le Scrameustache, créé en 1972 par Gos, n’a pas pris une ride ! Car depuis maintenant plus de trente ans, les enfants, génération après génération, continuent de plébisciter les aventures de ce drôle d’extraterrestre débarqué dans le petit village de Chambon-les-Roses, où il a fait vivre d’incroyables aventures au jeune Khéna et à son incorrigible râleur de tonton Georges. Il n’était donc que justice de rendre à cette grande série de SF pour tous l’hommage qu’elle méritait. Ce qui sera chose faite dès juin 2008, avec la sortie des 34 premiers tomes de la saga présentés sous une nouvelle maquette… en attendant de nouvelles aventures !

Mon avis
« Le Scrameustache » est le genre de série qui nous propose un voyage dans le temps. Le puritanisme et le conservatisme sont en toile de fond. Les gens vont à l’église, le curé joue un rôle important et il connaît tout le monde. Toute chose étrange est forcément soit un miracle ou soit une action du diable. Par chance, l’ensemble des personnages principaux ne rentre pas dans le moule. Une famille accueille les bras ouvert le scrameustache qui est un lapin qui marche sur deux pâtes, à la hauteur d’un enfant de 4 ans, qui porte un chapeau rouge en plastique. Rien de surprenant. « Venez plutôt chez nous. Mon mari vous fera une paire de bottes. Il en fait bien pour les poupées et les ours en peluche. Nous fabriquons des jouets! » (p. 12). La lumière sur le casque possède un grand pouvoir. Entre la parole du prêtre et des médias, il faut trouver des alternatives. L’extraterrestre propose que le père de famille, fabricant de jouets, fasse un robot lui ressemblant. Une technologie qui émerge tout juste à l’époque. La machine marche et dit quelques mots. « C’est un jouet électronique. Il marche. Il court. Il saute. Il parle! Il est est presque vivant! » (p. 13). Ainsi il attirera l’attention et pourra vendre plus de produits fait main. Ce choix amène à des conflits avec le jeune Khéna. Heureusement que le râleur de tonton Georges sauve la situation avant que tout tourne à la catastrophe. On découvre une autre communauté de l’espace avec les galaxiens. Ils ont une organisation assez singulière puisque le chef change chaque jour. Et aussi chacun à une compétence bien particulière. Ils portent une image de leur fonction sur leur tenu. Impossible de ne pas faire le lien avec les schtroumpfs. Des oursons assez étranges à la fois bienveillant et guerrier. Comme ils reviennent, c’est qu’ils ont déjà été présents précédemment, ce qui nous incite à trouver les autres albums. L’esprit des années 80 est là avec des incohérences et des facilités de scénario. La petite fille dans l’église devine toute seule le prénom de scrameustache par exemple. Ce qui détonne est qu’il est abordé l’aspect écologique avec l’écologiste. « Et bien, puisqu’on me le demande, à mon avis, il vaudrait mieux faire demi-tour! Cette planète est beaucoup trop polluée! Elle est saturée de pesticides, de produits conservants, de colorants et autres joyeusetés! » (p. 30).

Une lecture étrange qui montre l’état d’esprit d’une autre époque et une vision de la SF pour les jeunes.

3 réponses à « Le Scrameustache – Tome 6 – La fugue du Scrameustache – Gos »

  1. Avatar de belette2911

    Un album que j’avais bien aimé, à l’époque et que j’apprécie toujours, malgré les incohérences :p

    1. Avatar de noctenbule

      J’ai du en lire enfant mais cela ne m’a pas trop marqué. Je vais poursuivre la redécouverte avec normalement Docteur Poche et Johan et Pirlouit.

Répondre à belette2911 Annuler la réponse.