
La vie au collège quand on est différent est une vraie gageure. Kimitaka et Takara en savent quelque chose et pourtant ils tentent de changer la donner. Une paire de chaussure peut parfois ouvrir de nouvelles perspectives.
4e de couverture
Deux collégiens aux passions contrariées. Le hasard d’une rencontre. Des chaussures rouges échangées.
Devenu lycéen, Kimitaka découvre que suite à ses encouragements, Takara, la fille à qui il a confié ses baskets, s’épanouit le ballon à la main.
Inspiré, il décide à son tour de ressortir les souliers rouges pour se lancer dans le flamenco… et, peut-être, se trouver lui-même.

Mon avis
On découvre Kimitaka qui a eu un passé assez tumultueux. Il a tenté de faire sa place au collège en jouant au basket. Malheureusement, il n’était pas aussi bien qu’il croyait. Pour flatter son égo, il a puni sévèrement un autre élève. Ce dernier s’est retrouvé à l’hôpital avec un traumatisme crânien. C’est sa petite soeur qui va trinquer pour le tout et elle aura une cicatrice sur le visage à vie. Le frangin se sent responsable et décide de se couper de tout. Au lycée, il décide de s’isoler des autres pour éviter tout problème. Malheureusement, on ne peut éviter les abrutis finis qui utilisent leur violence pour s’imposer. Un jour, il veut protéger un élève et l’autre triche. Grâce à ça, il se fait deux nouveaux potes et son quotidien va changer. Une façon aussi d’aborder la discrimination où des gamins s’en prennent au plus gros. « – Tu sais pourquoi j’aime pas les gros? Parce qu’ils savent que bouffer! Tu sers vraiment… à rien! » (p. 93) jusqu’à l’incitation au suicide.
A cela se rajoute, un personnage féminin, Takara. Elle aussi a été victime de harcèlement au collège. Soutenu par sa grand-mère, elle a essayé de trouver un sport dans lequel, elle pourrait s’épanouir. La danse espagnol n’a pas été le succès espéré. Son corps grand, élancé et ses grandes mains ne correspondent pas aux attentes. Grâce à la rencontre avec Kimitaka, elle découvre le basket qui lui permet de s’épanouir. Dorénavant, elle est un pivot de son équipe. Lui va oser découvrir le flamenco grâce à des chaussures rouges. Mizu Sahara ose aborder la question de la dépression avec une note d’espoir qui apparaît par la suite. Les personnages sont tous touchants devant faire face à l’injustice du monde et l’inaction des adultes. Les adolescents doivent se reconstruire seuls et affronter leurs démons. Le premier tome nous incite à lire la suite.
Un tome qui souligne l’horreur du harcèlement scolaire avec les conséquence qu’il peut avoir. Se reconstruire demande d’affronter sa peur.
L’avis Les Blablas de Tachan : « C’est un titre vraiment rayonnant, positif, plein de bons sentiments et qui sonne juste. »
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