
Les femmes sont dans certaines cultures des personnes importantes. Jeannette Pointu part à leur rencontre pour proposer des reportages. Combattantes ou aventurières, elles sont hautes en couleur et en détermination.
4e de couverture
Jeanne Pointu décide de partir pour un tour du monde de la condition féminine et s’immerge dans la vie de ses sujets, de la guerrière amazone à la pilote de chasse en passant par la petite fugueuse de banlieue. A travers six rencontres, Jeannette plonge dans la lutte incessante de ces femmes.

Mon avis
Marc Wasterlain a répondu à une demande de Thierry Tinlot, alors rédacteur en chef de « Spirou ». Il lui a proposé d’aborder le thème des « femmes dans le monde » à travers des histoires courtes. Le bédéaste s’applique à cela grâce à son héroïne reporter et ce dans deux tomes. Bien que l’on soit ravi de voir une héroïne en tête d’une série, on est toujours navré de sa représentation car elle est toujours hypersexualisée. Nous restons dans des clichés assez misogynes. Les clichés vont bon train sur l’ensemble des communautés du monde. Cela se combine à merveille avec des raccourcis anthropologiques et sociologiques. C’est assez lassant. Mais en 8 pages, c’est difficile de faire quelque chose de cohérent et fin. On applaudit l’effort malgré la contrainte.
Entre les femmes presque nues qui s’affrontent, les femmes amoureuses possessives ou les jalouses méchantes, il n’est pas si bien de naître femme. Quand des femmes se battent, un homme filme ravie à l’image d’un gros vicieux pervers. Contrairement au tome 18, elles ne sont toutes totalement soumises à leurs émotions à la jalousie. La cheffe des pirates est une stratège qui arrivent à s’en sortir. Jeannette a pu tout voir et tout comprendre. Comme à son habitude, elle sait tout faire même poser un avion sur un porte avion. D’ailleurs pour cette épisode, on ne va pas lister tous les propos discriminants mais cela pourrait être un bout outil de sensibilisation. Malheureusement, on ne peut pas dire que c’était banal dans les années 70. L’album date de 2004 donc on peut juste en conclure que c’est le scénariste qui a mal vieilli. C’est dommage car on pourrait montrer des exemples plus réalistes et vraisemblables. Les petites filles n’ont-elles pas le droit à des références et des personnes inspirantes? Pourquoi la beauté doit-elle être si importantes? Au final, la déception reste présente surtout quand on voit le potentiel éventuel.
Un tome décevant qui était pourtant si prometteur.

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