
C’est toujours un plaisir de se plonger dans une eaux bien chaude pour se détendre. Ce n’est ni les romains et ni les japonais qui vous diront le contraire. Comme vous n’en avez pas forcément des thermes autour de chez vous, autant lire Thermae Romae.
4e de couverture
Lucius Modestus, architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIème siècle, dans un bain japonais.
Entre stupeur et émerveillement, Lucius parviendra-t-il à mettre à profit cette fantastique découverte pour relancer sa carrière ?
Plongez dans le bain, immersion garantie!

Mon avis
Lucius Modestus est un architecte spécialisé dans l’élaboration des thermes sous le règne d’Hadrien. Après avoir été remercié par son patron car il avait des idées pas assez innovantes, il se produit un évènement incroyable et qui va se répéter. Dès qu’il s’immerge dans des thermes à Rome, il se réveille dans le pays des visages plats au 21e siècle. Lui qui croyait que les romains étaient les meilleurs au monde, le voilà tout décontenancer. A chaque voyage, il découvre des choses sidérantes et tellement brillante tels le bain personnel, l’utilisation des pierres chauffantes pour se détendre ou la cuisson d’oeuf dans de l’eau thermal. Il n’a guère d’autre choix que de les recopier dans une certaines mesures dans son pays. Grâce à ça, il se fait remarquer par l’empereur en personne. Lui n’est pas si fier car il copie l’ingéniosité de ces esclaves d’ailleurs. A chaque histoire, il revient avec un objet du futur comme une bouteille en verre ou un tissus pour nettoyer son corps. C’est léger et assez drôle.

Mari Yamazaki n’oublie jamais d’inclure des moments humoristiques pour contrecarré le côté assez pédagogique. Elle mise sur le comique de répétition avec le choc des cultures. Elle mise sur les incompréhension entre Lucius Modestus et les japonais aussi par le souci de langue que d’attitude. Comme les autochtones sont toujours gentils et bienveillants, ils l’aident à comprendre et lui à boire et manger. Par conséquent, il n’a que le meilleur et voit la richesse des termes. L’émerveillement fonctionne aussi avec le lecteur non nippons. La culture des thermes n’est pas vraiment arrivée en Europe non plus. Cela permet ainsi de découvrir la richesse des installations possibles ainsi que des rites de vie assez différents des européens.
La mangaka inclut aussi une partie connaissance car c’est une passionnée d’Histoire. Sur une double page écrite, elle évoque une partie historique avec des faits réels et de l’autre son amour des bains. D’ailleurs, elle a écrit une chose assez intéressante. Parmi les ruines romaines, il reste beaucoup de thermes, ce qui montre d’une part la solidité des constructions l’importance du rôle social que cela avait et aussi l’ingéniosité des architectes car il fallait soit trouver des sources chaudes ou soit faire chauffer de l’eau. Le souci est qu’à la fin de la lecture, nous avons nous aussi envie de nous prélasser dans des thermes pour lâcher prise. Malheureusement, il nous reste soit profiter d’une bonne douche ou regarder tomber la pluie par la fenêtre. Même si l’on ne doute pas que tous les tomes soient assez répétitifs sur la structure, on va poursuivre avec les 5 tomes restants.
Un manga sympathique qui nous invite à découvrir la relation au therme entre deux cultures à deux époques différentes.

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