
L’écologie n’est ni un terme ni un sujet de préoccupation récent. Donc quoi de plus normal qu’André Franquin s’en préoccupe. Il diffuse des réflexions par le biais d’un de ces personnages : Gaston Lagaffe.
4e de couverture
Embarquez avec Gaston Lagaffe dans l’impérieuse mission qu’il s’est fixée : sauver la planète avec pour seule arme son inventivité. Admirez le savant mélange de prouesses technologiques, d’idées hurluberlues, d’audace visionnaire et de plans foireux, et décidez vous-même si Lagaffe est un fou ou un génie. Une sélection savoureuse de gags qui ont fait de notre héros écolo la mascotte des Nations Unies pour l’environnement.

Mon avis
Pour faire pérenniser les rentrées d’argent malgré la mort d’André Franquin, Marsu Production propose des hors séries thématiques. Elle a sorti un tome consacré uniquement à l’écologie, un sujet dans l’air du temps. On sait que le bédéaste était concerné par ce thème comme on peut le lire dans les « Idées noires ». Mais dans Gaston Lagaffe c’est un peu moins flagrant. L’album ne convainc pas vraiment non plus. Le héros maladroit a tendance à fabriquer des machines et des objets ultra-polluants. Et en plus, il n’est pas très à l’écoute de ces collègues. C’est un personnage très narcissique et égocentrique. Il y a quelques éléments mignons comme des plantes qui recouvrent les parcmètres.
Pour donner du crédit à la démarche, à chaque gag nous avons des informations historiques de type : « En 1972 est créé le concept d’écodéveloppement » ou « En 1987 est mis en place le Protocole de Montréal, qui vise à éliminer les substances qui appauvrissent la couche d’ozone ». Néanmoins, il n’y a aucun lien entre le gag et l’information. A la fin, on a un message de prise de conscience : « On le voit, non seulement les préoccupations écologiques ne datent pas d’hier, mais en plus elles s’intensifient d’année en année! On peut se réjouir de cette prise de conscience mondiale, évidemment, mais en même temps, on peut s’en inquiéter, puisqu’elle n’existerait pas si les dangers qui nous menacent n’étaient pas extrêmement graves… » (p. 47). Les sources sont citées à la toute fin. C’est léger et on n’en ressort pas convaincu. Dommage que cela ne soit pas allée plus loin.
Prendre un héros du 9e art n’en fait pas pour autant un personnage engagé et sincère.

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