
Le monde va mal. Il suffit d’allumer la télévision pour s’en convaincre. Emmanuel Reuzé en témoigne aussi à travers ces histoires absurdes en bande dessinée.
4e de couverture
Après le succès de Faut pas prendre les cons pour des gens, nous vous proposons aujourd’hui de remonter dans le temps et de découvrir les histoires d’Emmanuel Reuzé avant les Cons ! Des univers complètement barrés, des jeux olympiques du crime, une passion fiévreuse entre experts comptables ou encore les aventures de l’homme mal cadré… Reuzé parvient à repousser les frontières d’un humour complètement décalé encore plus loin.

Mon avis
Emmanuel Reuzé adore détourner les codes du 9e art pour se moquer du médium et se permettre d’excellent dans la loufoquerie la plus totale. On pourrait le classer dans le mouvement de l’Oupabo. Surtout qu’il possède une grande maîtrise technique donc il peut se permettre de tout dérouter de son chemin. Pas de stress. Dans cet album, il est dans l’art de raconter autrement. Ainsi il peut aller dans le monde du western ou de l’entreprise. Les codes, il les maîtrise parfaitement donc il leur fait dire d’autres choses.

Il propose une critique de la société en évoquant des sujets tabous comme la pauvreté, la précarité, les différences sociales, la discrimination… Néanmoins, quand on jette un coup d’oeil rien ne semble atypique. Une fois que l’on assimile le dessin et le texte autre chose se produit. Il dérange, il perturbe, il provoque, l’impertinence incarné. D’autant plus qu’il détourne également des icones phares de la culture populaire tels Batman, Tarzan, Billy the Kid… Pourtant, après « Faut pas prendre les cons pour des gens », on sent moins d’audace. On peut parfois décrocher un sourire ici ou là mais rien de plus.
Une lecture qui affirme mettre en déroute le lecteur standard. Il ne faut pas avoir peur de découvrir le monde l’absurdité.

Répondre à noctenbule Annuler la réponse.