Pour être une femme parfaite, il faut être une connasse. Par conséquent, pas de scrupule à demander une chose même c’est trop petit, de mentir ou de faire son hystérique pour des petits détails. Etes-vous prête à l’assumer?

4e de couverture
Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaite*.
Vous y découvrirez notamment: « La jurisprudence de la frange », « la théorie de l’indifférence » ou encore le concept universel de « Jean test ». Mais aussi « comment garder sa dignité quand on est complètement bourrée », ou « les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si on ne veut pas entendre les réponses ».
*il peut également être lu par les hommes qui auraient envie de combler certaines lacunes…

Mon avis
L’ouvrage « La femme parfaire est une connasse! » a connu son petit succès de presse. Quel cadeau idéal à offrir à ces copines. Plus d’une nana pourra se reconnaître dans les courtes histoires. Mais nous ne sommes pas très loin du cliché de la femme totalement superficielle et narcissique. Par conséquent, elles sont toujours obsédées par leur poids. Cela engendre des crises d’hyperphagie, des vomissements, de prise de poids et déni de modification de morphologie. En parallèle, il y a des stratégie pour maigrir et se torturer de pas ressembler forcément à une mannequin anorexique.

Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard soulignent les incessantes contradictions de cette femme moderne. Elle veut toujours rester mince et désirable. Naturellement, sa valeur n’existe que dans le niveau de désir d’un homme qui l’a regarde. Quand elle est bourré et qu’elle agit de façon inconséquente, elle remet en cause à nouveau sa valeur. N’oublions pas le qu’en dira t’on. On souligne l’importance de la médisance qui fait groupe. Nous avons tout un panel d’images qui pourraient très bien trouver sa place dans le magazine « Elle » ou « Biba ».

Margaux Motin apporte de l’humour avec ces dessins cocasses à l’image de ces premiers albums. On connaît sa passion pour les chaussures. Les illustrations reflètent parfaitement le message. On voit des femmes grandes, belles, minces qui sont très préoccupées par leur maquillage, leur vêtement, le niveau de jalousie provoqués chez l’autre… Pas beaucoup de diversité dans les corps, les couleurs de peau, les handicaps… Tout doit être lisse comme dans le texte. Aucun doute que plus d’un individu se reconnaîtra dans ces portraits pleins de dissonances cognitives. Néanmoins, si on n’est pas dans ce monde qui cultive que les apparences, on passe à côté. On rit de voir la référence au minitel en même tant que les réseaux sociaux. Cela ne va pas plus loin.

Une lecture adaptée à un public très spécifique. Aucun doute que plus d’une femme se reconnaîtra et sera fière d’être une connasse.

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