Trouver sa place dans la vie est un périple long et difficile. Le personnage principale avance en cherchant des réponses. Rien n’est facile, ni évident.

4e de couverture
Vivante est une jeune femme ingénue, résolue à s`engager sur son chemin de vie. Nous l`accompagnons dans son bouleversant apprentissage de la liberté. Un voyage initiatique, une leçon de courage pour rester vraiment vivants et nous inciter à habiter la vulnérabilité et lintensité de nos existences. Dans ce 8° Petit patayo, lianhuanhua en 92 pages, le trait souple de Sophie Vaupré est esquissé, le blanc de la page occupe l`espace, vient appuyer sur l`absence ou sur l`immensité. Lexpérience est ici presque mystique mais elle est délicate et nous propose un voyage initiatique et intime en harmonie avec la poésie dYves Lusson. Diplômée des Beaux-arts de Nancy, Sophie aime à révéler par la liberté de son trait notre rapport charnel au réel et au temps qui passe. Après une carrière de journaliste scientifique et social et de communicant public, Yves met aujourdhui sa sensibilité au service de personnes qui ont besoin de se reconnecter à elles-mêmes, aux autres, à la réalité.

Mon avis
Lorsqu’on a en main « Vivante », on est assez vite dérouté. Le format à l’italienne 10 x 15 n’est pas très courant. L’image est lisible et très intrigante à la fois. On a un mélange de dessins très approximatifs et de couleurs. La dessus un bandeau avec le titre et les bédéastes. Que peut-il y avoir derrière ça? Quand on ouvre, on prend un premier choc visuel. Une page, une case, un texte en dessous, comme dans les prémices de la bande dessinée. Puis ce dessin très singulier, très approximatif, très imprécis, déconcertent assez par rapport à ce que l’on peut voir traditionnellement. Aucun doute que plus d’un lecteur ne franchira pas la lecture. L’esthétisme est un critère important dans le 9e art. Mais il est possible que « Petit patayo 108 » s’adresse à ceux qui ose aller au-delà des attendus. Il faut l’espérer car le récit est un mélange est poésie et onirisme. Partir de quête de soi, de sens, de lien est par défaut un chemin semé d’embûches. Il se fait d’interrogations, d’échecs, de surprises et de non-dit. Les photos intégrées se fondent très bien dans la proposition. On termine l’ouvrage un peu partagé. Malgré un graphisme un peu agressif, il y a un vrai travail et une vraie construction d’une aventure. Il est bien de voir que la créativité et l’imagination peuvent prendre de multiples formes et délivrer quelque chose d’aussi bien physique que psychique.

Une lecture singulière, qui bouscule les règles classiques pour emporter dans un ailleurs dans lequel tout à chacun peut se reconnaître.

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