Asuka fait la rencontre d’un nouvel élève de l’école. Malgré lui, ils se rapprochent et devient un tuteur de virilité. Combien de temps pourra durer la supercherie?

4e de couverture
Aimer les trucs de filles, pourquoi pas, mais quand on est l’égérie de son lycée, c’est plus compliqué ! Asuka le sait et tente de refréner ses envies chaque jour…
Préserver son secret est une véritable bataille, malgré le soutien de ses amis Ryô et Jûta, dans la confidence.
À force de vouloir trop bien faire et d’aider tout le monde, Asuka, l’otomen, se mettra en très mauvaise posture…

Mon avis
La lecture du premier tome a été assez énervante. Faire un manga pour glorifier la virilité des garçons est insupportable. On voit encore et toujours les effets négatifs des masculinistes dans la société. A croire qu’une paire de testicule rend plus fort et plus intelligent. Par conséquent, il faut apprendre à fort, violent, distant, méprisant, hautain et là tu es un vrai bonhomme. Dès qu’il est question d’écoute, d’empathie, de partage c’est forcément un truc de nana. Comment ne pas être navré que les clichés des siècles précédents perdurent pour permettre aux hommes la liberté et les femmes l’enfermement ainsi que la soumission? Il y a mot pour désigner des hommes qui aiment des trucs de filles, des otomen, c’est d’un triste et d’une grande discrimination.

Aya Kanno continue de jouer sur ce côté viril pour le grand public pour Asuka et il est lui-même avec ces amis. Pour rendre le truc amusant, on trouve trois aventures avec son lot de rebondissements. Le premier est l’arrivée d’un nouvel élève très efféminé qui veut devenir viril pour séduire une fille. Il choisit Asuka comme modèle. Donc il faut cacher sa passion de la cuisine pour éviter le jugement. Par conséquent, ce n’est pas facile du tout. Le deuxième truc est la volonté du héros de faire Noël avec ses amis et sa chérie tel qu’il l’imagine. Et enfin, la mère d’Asuka revient de son boulot et veut forcer son fils à épouser avec une fille issue d’une famille riche. Puisqu’elle s’est mariée par amour et que cela a échoué, elle impose une alternative à son fils. Là la mangaka a explosé le quota des clichés pour la futur épouse, naïve, niaise et un brin cinglé. Il sera sauvé par ces amis et un cheval blanc. Même si rien de tout cela n’est très palpitant et reste trop stigmatisant, il a l’avantage de se lire vite. Rien de tel pour après enchaîner avec une lecture avec un peu de consistance et moins de discrimination. Au moins cela apporte des conseils aux agresseurs pour mieux développer leur harcèlement.

Une série dans la lignée des précédentes légère et discriminante.

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