La mère d’Asuka lui répète sans cesse qu’il faut qu’il soit virile. Par conséquent, il essaie de paraître masculin en faisant du sport de combat. Mais il souffre de cacher sa passion pour la cuisine et la couture.

4e de couverture
Synopsis :
Otomen n.m.
1. Homme qui pense comme une fille, qui aime les mêmes choses que les filles.
2. Jeune garçon particulièrement doué en cuisine, en couture ou en ménage.
3. Jeune homme qui peut faire preuve à la fois d’une grande virilité, mais aussi d’une grande sensibilité.
Aux yeux de tous, Asuka Masamune est la personnification même de la virilité. Particulièrement fort en kendo, mais aussi en karaté et en judo, il fait craquer toutes les filles, inspire le respect de tous ses congénères masculins. Mais en réalité, il cache un terrible secret : malgré son apparence extérieure, il a un goût très prononcé pour tout ce qui est mignon ! Il lit avec assuidité le shôjo manga « Love Tic », et est particulièrement doué en couture et en cuisine. Mais depuis l’enfance, à cause du départ de son père – qui désirait au plus profond de lui-même être une femme – Asuka, pour faire plaisir à sa mère, tente de refouler sa nature profonde…
Comment être un jeune homme beau et fort et aimer les shôjo manga ? Découvrez la comédie romantique délirante d’un garçon au féminin, véritable phénomène au Japon… et future bombe éditoriale en France !

Mon avis
En effet, sans connaître le sens du terme otomen, on peut être dérouté par cette lecture. Donc c’est juste un gars qui veut jouer les mecs viriles et qui aiment cuisiner et coudre. Bien entendu, ces deux dernières activités sont considérés comme des activités féminines. Rien que cette idée est déjà très dérangeante et très rétrograde. Est-elle acceptable parce qu’elle vient du Japon? Pourquoi pas. Mais on s’interroge alors sur le choix de publication de Delcourt. Pourquoi vouloir encore genré les activités et joué avec les clichés d’un autre temps. Au moins les conservateurs et promoteurs de la phallocratie seront ravies. Il faut que madame fasse le ménage et la cuisine pendant que monsieur travail. Horreur!!

On en vient à suivre Asuka très bon en arts martiaux, qui aime les filles et qui doit cacher des choses moins « viriles » de sa personnalité. Le concept est assez étrange et dérangeant à la fois. Pourquoi autant insister avec le mot virilité qui est bien souvent associé à égoïste, narcissique, violent… Et rajouter à cela un début d’une histoire d’amour naissante. Le père de l’adolescente est lui aussi dans le cliché discriminant. Un homme doit savoir se battre et défendre l’honneur d’une femme et une nana, être potiche, femme de ménage, cuisinière et nurse. La blague est que le gamin arrive à le faire changer d’avis. Est-ce vraiment drôle? Après on enchaîne avec le pote qui drague toutes les nanas qu’ils rencontrent. Asuka ne trouve pas ça honorable. Pff. Cela a été imprimé en 2009 pas en 1959. Espérons que la suite relèvera le niveau car j’ai toute la série à lire et que l’on va dépasser le stéréotype bleu et rose.

Un manga qui parle de virilité et côté girly, dur dur d’assumer ces penchants.

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