Les histoires de Billy Bat avant Timmy doivent continuer à vivre. Car les créateurs de cette chauve-souris ont tous apporté leur pierre à l’édifice que c’est devenu maintenant. Les créatifs finiront par se retrouver pour un final des plus étonnants.

4e de couverture
La grande fresque historique rejoint l’époque contemporaine.

Mon avis
Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki sont des conteurs hors pair. Par conséquent, ils ne donnent jamais beaucoup d’indices et d’informations. Malgré que nous soyons à deux tomes de la fin nous apprenons très peu de choses. Kevin recherche son maître au Moyen-Orient. Il trouve des traces ici et là. La vie dans ces pays est difficile et rude. Les extrémistes sont là et tout est prétexte à assassiner des gens. Un dessin sur un mur, c’est sur que l’objectif est de vénérer un autre dieu. L’obscurantisme et la manipulation politique obligent à la montée de la violence. Quelques dessins dans le sable inspire de l’espoir à quelques enfants et passants. Une petite lueur d’espoir continu de briller bien qu’elle soit tâché de sang.

Timmy est dorénavant un adulte accompli et heureux. Il est à la tête de toutes les entreprises de Billy Bat. Il ouvre des sites de fête foraine en Russie et en Chine. Grâce à ça, il veut montrer que le rire et l’émerveillement casse les besoins de concurrences et de guerres. Bien entendu, derrière ce cache un objectif plus sombre comme la destruction du monde. On découvre que le fourbe Culkin était son père. Qu’Hitler avait peut-être tout compris de la puissance de la chauve-souris. Une information bien sombre prouvant qu’il n’est pas nullement utile de parler avec l’animal volant pour dresser des prophéties. « Je ne vois que le chaos. Malheureusement… Guerres, accroissement démographique, changements climatiques, catastrophes naturelles, crise alimentaire, insuffisance des réserves d’eau potable, épuisement des ressources naturelles, accidents nucléaires…  » (p. 36). C’est un imposteur contrairement aux Kevin.

Audrey a tout perdu sauf les droits papiers de Billy Bat. Elle doit bien pouvoir en quelque chose pour devenir un caillou dans les chaussures de Timmy. Qui voudra travailler avec elle et contre Timmy? Peut-être une petite maison d’édition qui a republié une des premières oeuvres de Kevin Yamagata? Même si cette partie est assez brèves, les mangakas ne laissent absolument rien au hasard. Donc cela va jouer un rôle à l’avenir. A nouveau, des petits cailloux ont été dispersés ici et là. Le lecteur n’a qu’une seule hâte c’est de découvrir la fin. Comment tout cela va faire sens au tome 20? En attendant, on se régale de cette mise en attente avec des graphismes magnifiques, précis et ultra détaillés.

Un manga qui sait comment faire tenir en haleine son lectorat. Jusqu’où vont aller notre duo de talentueux mangakas?

L’avis Les Blablas de Tachan : « A quelques tomes de la fin, Urasawa prend son temps. On voit bien vers quoi il veut nous amener mais au final il ne se passe pas grand-chose dans ce tome. J’ai quand même aimé que ce soit à nouveau Kevin Y. le fil conducteur et qu’Audrey se révèle plus coriace encore que prévu. J’aime moins le déplacement vers le Moyen-Orient mais j’attends de voir. »

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