
La vie dans un immeuble n’est pas de toute quiétude. Dans chaque appartement se révèle la société dans toute sa diversité. Que diriez-vous de les rencontrer?
4e de couverture
Du rez-de-chaussée jusqu’au 102e étage, une radiographie de la vie des habitants d’un gratte-ciel, avec une situation cocasse par étage. Le roman domestique de notre époque.
Que va faire la famille du dessus avec ce téléviseur aux dimensions gigantesques ?
Pourquoi la femme du dessous a-t-elle inscrit sa fille à un casting et pourquoi le voisin n’a-t-il pas appelé la police après un cambriolage ?
Ce livre fournit 102 réponses à la question de savoir quels drames, petits et grands, se déroulent quotidiennement derrière la façade anonyme d’un immeuble.
Peut-être reconnaîtrez-vous vos voisins. Ou bien vous-même. Résultat d’un chantier de 102 semaines conçu sous forme d’un strip en ligne, Le Gratte-ciel peut se lire de bas en haut ou l’inverse.
C’est un grand récit ressemblant à un collage. Ce n’est pas un roman de société, mais un roman domestique.

Mon avis
Quand on ne fait pas attention, on croirait un livre jeunesse à cause de son format. Quand on ouvre la bd, on comprend de suite l’idée. Sur chaque double page, on découvre plusieurs étages. On découvre une partie grâce à une coupe qui nous permet d’un côté voir l’intérieur et de l’autre côté le balcon ainsi qu’une fenêtre d’un autre espace. Sur le côté, on voit les numéros des étages se suivant encore et encore.
On joue un peu le rôle du voyeur, d’un curieux. Les lieux nous dévoilent des choses auxquelles on s’attend comme des amants, des psychopathes, des cambrioleurs, des sado-masos… Puis on s’amuse des voir des enfants menaçants, des vieux aigris, des gens ayant peur d’être sur écoute… Katharina Greve se permet aussi d’aborder des sujets sensibles comme les règles, l’isolement, la solitude, le suicide… Sans omettre le féminisme avec des femmes qui veulent changer les choses car elles ont en marre de subir. Il n’est pas nécessaire d’écrire de grande quantité de mots pour aller à l’essentiel. Cela demande d’avoir un esprit de synthèse. C’est efficace et percutant. L’humour est de mise à chaque instant.

La bédéaste s’amuse aussi avec de nombreux détails aussi à l’intérieur qu’à l’extérieur des logements. La culture populaire est omniprésente avec des références par exemple à Stars Wars. Cela permet de souligner la richesse d’une composition originale et audacieuse. Une oeuvre qui mérite de s’y arrêter et surtout d’y retourner.
Une bande dessinée qui sait surprendre son lecteur pour l’inciter à quitter sa zone de confort. On ne verra plus les tours du même oeil.

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